Union civile

“L’idée était que deux personnes cohabitant ensemble doivent avoir des sécurités mutuelles et pouvoir s’entraider. On est très loin d’une union civile” Qu’est-ce donc alors qu’une union civile ?

Cette question porte sur notre article Le Pape, la pachamama, l’union civile et les migrants (1/2) — Réponses catholiques (reponses-catholiques.fr). Nous n’allons pas répondre sur ce qu’est une union civile. Par définition, elle est civile, et n’a donc rien de religieux. En outre, sa définition dépend de la législation de chaque pays qui en a une, ce qui n’est pas le cas de la France.

De plus, une union civile n’est pas un mariage. L’Enseignement de l’Eglise n’a donc rien de spécifique à dire dessus que pour d’autres types de relation sexuelles hors mariage : adultère, concubinage, relations épisodiques, « mariage » entre personnes de même sexe etc.

En revanche, l’Eglise reconnait bien la validité d’un mariage naturel – ce qu’est le mariage civil (cf. Mariage naturel et mariage sacramentel — Réponses catholiques (reponses-catholiques.fr)). Ce que les catholiques peuvent dire à propos de l’union civile, partant de là, c’est que tout ce qui implique un affaiblissement du mariage, même civil, n’est pas éthique et ne contribue pas au bien commun. Or, l’union civile concurrence le mariage et en détourne des couples en prenant des attributs d’un mariage light. Elle n’est donc pas à encourager, quelle que soit la définition qu’on lui donne. C’est bien le contraire qu’on a fait dire fallacieusement au Pape, ce qui a justifié une mise au point du St Siège.

Par ailleurs, il est évident que des personnes qui cohabitent ensemble doivent s’entraider et se sécuriser mutuellement : des colocataires font des baux communs, peuvent avoir des cautions solidaires entre eux, partagent des charges, prennent des repas en commun, se rendent des services etc. Ca n’induit pas des relations homosexuelles entre eux.

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