Un concile a-t-il débattu sur l’existence d’une âme chez les femmes?

Le culte de la Vierge Marie suffirait à lui seul à détruire cette odieuse calomnie de la misogynie de l'Eglise…

La réponse est clairement non. Ce n’est qu’une calomnie, qui s’est surtout développée dans les milieux de la prétendue “libre pensée” au XIXe siècle.

Cette légende noire est trop multiforme pour que l’on puisse répondre à tout. Ce que je pense, c’est qu’à l’origine, il y a un débat de linguistique latine sur la différence entre homo et vir: les deux mots veulent dire homme, mais pour le premier au sens de membre de l’espèce humaine (y compris la femme, donc), pour l’autre au sens de personne de sexe masculin.

Que l’Eglise ait toujours cru à l’Eglise d’une âme chez les femmes, cela ressort aisément de l’honneur dans lequel est tenue la Vierge Marie (la plus sainte de toutes les créatures, bien au-dessus de saint Pierre), depuis les origines de l’Eglise.

On lit d’ailleurs dans la première épître de saint Pierre (1 Pe III,7), cette admonestation aux maris:

Accordez-lui la part d’honneur, comme cohéritière de la grâce de Vie.

Il est évident que, sans âme, la femme ne pourrait pas recevoir la grâce. On imagine mal que saint Pierre ait pu à la fois écrire cette exhortation et s’interroger doctement sur l’existence d’une âme chez la femme!

Et, si nus remontons encore dans le temps, dès le première livre biblique, le récit de la Création nous apprend (Gn I,27):

Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa.

De toute évidence, la grande Tradition a toujours considéré l’homme et la femme comme étant des créatures d’égale dignité.

Un concile a-t-il débattu sur l’existence d’une âme chez les femmes?
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