Tentation de ne pas communier (1/2)

Comme chez nous en Belgique ne pouvons être que 15 ma paroisse a décidé de cesser de dire des messes alors que nous pouvons être à 50 dans d’autres églises. Je voudrais savoir si le fait de ne plus avoir communier (je ne sais me déplacer autre part sans voiture) être la source de tentation beaucoup plus grande ? D’autre part je refuse le vaccin sachant qu’ils ont presque tous des éléments de foetus avortés. Je ne tiens pas à tomber malade car j’ai une grosse responsabilité avec ma fille ici où peut-on se confesser chez un prêtre où doit-on lui demander de se rendre dans l’église ? (1/2)

Malheureusement, oui, ne pas communier alors qu’on est en état de le faire a de bonnes chances d’altérer la vie spirituelle et d’ouvrir la porte à la tentation, la principale étant l’acédie. Perdre l’habitude de communier peut entrainer la tentation du « pas si grave », « à quoi bon », « la prochaine fois » et c’est ainsi que, petit à petit, l’abandon de la vie sacramentaire (car ne plus communier s’accompagne aussi souvent du fait de ne plus se confesser), et de la vie de prière : regarder une messe à la télévision ou sur Internet, c’est mieux que pas de messe du tout, mais ce n’est pas la même chose que de vivre la messe en présentiel, chanter avec les autres, répondre, prier à haute voix, voir l’homélie en réel autant qu’on l’écoute. La foi chrétienne est une religion de l’incarnation et ne se satisfait pas du virtuel.

Nous savons que les restrictions du culte ont été très sévères en Belgique. Comme en France, c’est une chose de ne pas pouvoir se rendre à l’Eucharistie. C’en est une autre de ne pas aller à la messe quand on peut. Il nous semble donc que l’auteur de la question a trois options :

  • En un sens, les Belges ont de la chance. Supprimer la messe alors qu’il n’y a que 15 fidèles à la messe ? Alors que dans bien des lieux en France, on crie au miracle quand il y en a autant! Bref, 15 paroissiens, ça fait tout de même un nombre largement suffisant pour célébrer l’Eucharistie. Il n’en aurait que 4 ou 5, la question pourrait se poser. Mais là, il nous semble que c’est exagéré de la supprimer. Que l’auteur de la question se mobilise donc avec les 14 autres fidèles, qu’il sollicite le curé, insiste, saisisse l’évêque, tente de battre le rappel pour rassembler des paroissiens des environs pour grossir les rangs.
  • Si ce n’est vraiment pas possible, nous n’avons pas compris si l’auteur de la question n’a pas de voiture ou s’il n’y a pas de transports en commun. Mais puisqu’il y a 15 paroissiens pratiquants, c’est largement suffisant pour organiser du co-voiturage à 3 ou 4 voitures, voire à partager les frais d’un taxi ou d’un uber. Même s’ils sont âgés, il est difficile de croire qu’aucun ne peut conduire ou n’a un proche qui peut conduire les autres. Et si le lieu est si mal desservi que cela par les transports en commun, c’est que les gens ont des voitures.
  • Prier pour que la messe reprenne et organiser un groupe de prière pour montrer que cette paroisse de 15 personnes est dynamique et que ça vaut le coup qu’un prêtre vienne célébrer. Et, avec la grâce de Dieu, motiver ainsi de nouveaux fidèles.

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