Sexualité et carême

Quelle doit être la pratique de la sexualité en période de carême?

La période de carême met particulièrement l’accent sur le jeûne, l’aumône et la prière (cf. Evangile du Mercredi des Cendres : Mt 6, 1-6 ; 6-18). L’Eglise recommande donc au fidèle de vivre un temps de conversion, de façon prioritaire grâce à ces trois propositions. Le lecteur constate donc que rien n’est dit sur la sexualité.

L’Eglise commande de faire tout particulièrement jeûne et abstinence le Mercredi des Cendres et le Vendredi Saint. Ce sont des jours consacrés à la prière et la continence sexuelle correspond à l’état d’esprit dans lequel vivre ces jours-là.

Par ailleurs, « jeûne » signifie au sens premier une privation alimentaire : se priver totalement ou partiellement de nourriture (et/ou boisson). Mais un jeûne peut être aussi dans un autre registre : jeûne de réseaux sociaux, de télévision, de certaines activités etc.

Cela peut inclure un jeûne sexuel si ceux qui le pratiquent pensent que cela peut servir à leur croissance spirituelle. Nous disons « ceux » car, à la différence des autres types de jeûnes, il faut être deux pour le faire : le mari et la femme. Il faut donc que les deux souhaitent le faire, sans que l’un l’impose à l’autre, même insidieusement. Voilà qui est délicat et pas forcément garanti.

Evidemment, les relations sexuelles en dehors d’un mariage valide n’ont rien à voir avec le carême. La Sainte Ecriture et l’Enseignement de l’Eglise commandent de ne pas en avoir, quelle que soit la période liturgique.

Sexualité et carême
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