Sacrement de Réconciliation

Quel est le sacrement de réconciliation ?

Le Sacrement de Réconciliation est aussi souvent appelé Confession. En effet, la personne qui désire recevoir le pardon de Dieu, le pénitent, va voir un prêtre habilité pour cela, le confesseur. Le pénitent confesse ses péchés à Dieu, par l’intermédiaire du confesseur. Si la personne qui se confesse regrette sincèrement ses péchés et s’engage à ne plus les commettre – ou du moins à tout mettre en œuvre pour ne plus les faire – elle reçoit par l’intermédiaire du prêtre l’absolution. C’est-à-dire le pardon du Seigneur.

En effet, le Christ a donné pouvoir à ses Apôtres de délier les péchés en son Nom (Mt 16, 19). Ce pouvoir est donc transmis aux successeurs des Apôtres, les évêques, et , par délégation de l’évêque, aux prêtres. Comme pour tous les sacrements, quand le prêtre agit, c’est le Christ qui agit à travers lui.

Le pénitent doit avouer tous les péchés dont il se souvient, sans en laisser de côté, se chercher des excuses ou minimiser sa responsabilité. En revanche, s’il oublie involontairement des fautes, elles sont tout de même pardonnées. Le repentir et l’engagement à s’amender sont le plus souvent formalisés dans une prière, l’Acte de contrition. Mais si le pénitent ne le connait pas, il est possible de le formuler autrement.

Le confesseur indique une pénitence pour expier le péché. Ce peut-être d’abord de réparer les conséquences. Par exemple, si on a volé quelque-chose, le restituer ou, si ce n’est pas possible, faire une compensation (donner l’équivalent à une association caritative). Ce peut-être aussi une prière, un acte : un service auprès des pauvres, un pèlerinage.

Le confesseur doit respecter de façon absolue le secret de la confession. Cependant, dans des cas de crimes, il peut exiger que le pénitent se dénonce à la police et refuser de donner l’absolution si le coupable refuse de le faire. Mais il ne peut le dénoncer lui-même, même dans des cas extrêmes. De très beaux films comme La loi du silence, évoquent le dilemme moral lié à ce secret de la confession.

Sans en arriver à ces extrémités, le confesseur peut refuser de donner l’absolution si, par exemple, le pénitent laisse entendre qu’il ne renoncera pas à sa conduite peccamineuse (relevant du péché), ou qu’il ne le regrette pas. Par exemple s’il refuse de mettre fin à une liaison hors mariage.

L’Eglise commande de recevoir le Sacrement de Réconciliation au moins une fois par an, en général avant Pâques. Elle recommande de le faire avant les grandes fêtes. Il est très bon dans une vie spirituelle solide de le recevoir plus souvent, par exemple une fois par mois ou pourquoi pas toutes les semaines.

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