Résistance et fidélité catholique

Que pensez-vous de la “Résistance”, appelée aussi “Fidélité Catholique” ?

Lorsque l’on parle de « Résistance » avec un « R » majuscule, on pense généralement à celle contre le nazisme et à la Deuxième guerre mondiale. Il est sûr que de nombreux résistants l’ont été par fidélité à leur foi catholique. Pensons à Lusserand qui, bien qu’aveugle, a monté un réseau de résistance ; ou au jésuite Jacques Sommet fondateur de Témoignage chrétien, ou à Edmond Michelet, figure du christianisme social, qui a proposé avec d’autres chrétiens – et un communiste – de de se faire enfermer avec des malades du typhus dans un baraquement de son camp de concentration, afin de soigner ces derniers. Voilà un exemple à méditer en ce temps de confinement planétaire.

On pensera aussi, bien sûr, à tous les prêtres qui se sont opposés au nazisme et ont été emprisonnés, comme par exemple dans le baraquement des prêtres de Dachau ; à toutes ces congrégations religieuses qui ont caché des Juifs ; à la voix forte d’évêques comme la Conférence épiscopale néerlandaise ou Mgr von Galen à Münster, qui se sont élevés contre la déportation des Juifs ou l’euthanasie des personnes handicapées… Ou à ceux qui ont œuvré plus discrètement à sauver des vies, à commencer par le Pape Pie XII, ou St Jean Paul II qui ne l’était pas encore.

Si on élargit aux autres confessions chrétiennes, le réseau de la Rose blanche ; l’action du Pasteur Dietrich Bonhöffer, fondateur de l’Eglise confessante allemande ; ou les autres exemples que cite le philosophe Michel Terestchenko dans son très beau livre Un si fragile vernis d’humanité, sont à méditer.

Ceci dit, il ne faut pas non plus trop tirer la couverture à soi. De nombreux résistants n’étaient pas chrétiens. Mais que ceux qui l’étaient nous édifient.

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Commentaires

  1. Elzear

    Bonjour, si je puis me permettre, il me semble que l’auteur de la réponse n’a pas compris la question posée… ce qu’on nomme “Fidélité catholique” ou Résistance, n’a ici rien à voir avec la seconde guerre mondiale, mais fait référence aux prêtres, évêques et fidèles qui se sont, pour la plupart, séparé de la Fraternité Saint-Pie X ces dernières années (depuis que cette dernières négocie avec le pape) afin d’entrer en résistance contre le modernisme/ libéralisme etc., qui s’est répandu dans l’Eglise et notamment au Vatican. Ils poursuivent l’œuvre de Mgr Marcel LEFEBVRE en attendant avec espoir le retour du Vatican à la Tradition et à la doctrine Catholique. (Ils ne sont pas sédévacantistes)

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