Réponses pseudo catholiques?

Mais enfin monsieur, pour qui vous prenez-vous pour prétendre apporter d’aussi méchantes “réponses (pseudo-)catholiques”?

Cette question fait partie d’un commentaire à notre article Nouvelle contestation de la communion à la main — Réponses catholiques (reponses-catholiques.fr). Si choquant et insultant que soit ce commentaire, il comporte une question. Et notre politique est de ne pas répondre aux commentaires mais de répondre à toutes les questions. Nous le ferons en décortiquant les principaux mots.

1° « Monsieur » ? Nous avons indiqué être des laïcs et consacrés catholiques sans préciser le sexe et avons même mis en avant le livre d’une de nos rédactrices, Marcienne : Recension de “Cent réponses catholiques” — Réponses catholiques (reponses-catholiques.fr)

2° « Pour qui vous prenez-vous » : là aussi, nos articles précédents pourront aider à répondre : Qui sommes nous (2)? — Réponses catholiques (reponses-catholiques.fr). Nous ne nous prenons pas, nous sommes des personnes habilitées à répondre aux questions posées sur le site du fait de nos qualifications en théologie catholique validées par l’Eglise. L’Eglise a inventé l’université au Moyen-Age, justement pour que catéchistes et enseignants soient bien formés et que la foi soit bien transmise. Nous le faisons bénévolement, parce que nous pensons que répondre aux questions de nos contemporains sur la foi catholique est une vraie participation à leur évangélisation.

3° « Méchantes ». A l’inverse, nous l’avons dit plusieurs fois, nous ne nous prenons pas pour ce que nous ne sommes pas. Nous ne nous substituons par à l’Eglise et nous en remettons humblement à nos pasteurs pour leur rôle. Notre site ne prétend être ni un site d’accompagnement spirituel, ni pastoral. Nos réponses sont publiques et ne répondent pas à un besoin spécifiquement personnel, il y a d’autres sites pour cela. D’ailleurs, les questions sur la communion à la main n’étaient pas posées sur ce terrain-là mais bien sur celui de la doctrine.

Autrement, nous aurions pu faire nôtre la citation de St Jean Eudes : « être un lion en chaire et un agneau au confessionnal ». Mais notre angle rédactionnel est, en revanche, bien celui de la théologie, avec la disputatio qui va avec. Nous nous inspirons des grands apologistes et auteurs spirituels que sont St Irénée, St Augustin, St Jean Damascène, Ste Thérèse d’Avila, Bossuet, St Jean-Paul II mais aussi des laïcs comme Pascal ou Bernanos. Ces écrivains-là ne mâchaient pas leurs mots.

Par ailleurs, le thème de la communion à la main a fait l’objet de pas moins de huit questions du 19 mars au 18 mai, soit 25% des questions. Cela fait beaucoup de questions sur un seul thème (et même neuf car la même question nous a été reposée hier. Son auteur n’a-t-il pas vu notre réponse ? Ou alors, pourquoi la reposer ?). Et, comme l’indique notre dernier article, il s’agissait d’abord de questions protestant contre l’obligation temporaire de communier à la main pendant la pandémie, ce qui est une vraie privation pour les fidèles concernés. Puis, par glissements successifs, il s’agissait de contester le principe même de la communion à la main, ce qui n’est pas catholique. Nous y voyons une insistance de plus en plus lourde. Nous pouvons répéter à l’infini les mêmes arguments mais nous pouvons aussi mettre les points sur les « i ». Si certains trouvent cela « méchant », cela leur appartient.

Nous rendons grâce à Dieu que d’autres apprécient nos réponses et même, les lisent avec plaisir parce qu’ils les trouvent « spontanées ». Nous remercions avec gratitude nos lecteurs pour ces encouragements.

4° « Réponses (pseudo-) catholiques » : nous ne reviendrons pas sur le fait que les rédacteurs ont été jugés aptes à enseigner la théologie catholique par ceux que l’Eglise mandate pour le vérifier. Si ce critère n’a pas de valeur aux yeux de l’auteur de la question, des maitres spirituels s’improvisent sur Internet et donnent à leur public ce qu’il veut entendre. Il en trouvera certainement. Mais, en tous cas, les deux livres de notre rédactrice Marcienne se sont soumis à l’approbation de l’Eglise : ils ont obtenu le Nihil obstat et l’Imprimatur du diocèse des Presses de la délivrance. Les pères censeurs les ont jugés, donc, suffisamment catholiques. Ils n’ont pas fait de corrections mettant en cause la validité et la licéité de la communion à la main.