Réponse à réfutation polémique juive du christianisme – Jérémie 23, 6 (7/15)

Je me présente: un jeune de 19 ans qui se recherche spirituellement depuis ses 16 ans. J’ai besoin d’aide dans un aspect du christianisme qui me bloque dans ma progression spirituelle. C’est une question qui me gêne certes, mais c’est important pour moi. En fait, je connais des juifs qui m’ont envoyé un dossier contre les arguments chrétiens pour la messianité de Jésus, et comme je ne suis pas un expert, les arguments sont très convaincants et donc ça me bloque par rapport au christianisme. Est-ce que vous pourriez m’aider ? Voici le dossier: (il n’est pas très bien écrit, c’est un peu sous forme de brouillon mais tous les arguments sont bien intelligibles) : https://drive.google.com/folderview?id=1b-kTQcXRpqp5dql8SCV9p8Luk98pwsFl (7/15)

Cette fois-ci, nous sommes plutôt d’accord avec cette fiche : être le porte-parole de Dieu et être Dieu, ce n’est pas forcément la même chose. Etre appelé « Dieu-notre-justice » ou « Dieu sauve » (c’est-à-dire Yeshoua, donc Jésus), cela ne veut pas dire automatiquement qu’on est Dieu.

Nous nous demandons pourquoi les missionnaires chrétiens auxquels cette fiche répond sont allés se fourvoyer en essayant d’argumenter avec le Talmud. Le Talmud, c’est intéressant, mais ce n’est pas un texte canonique de l’Ecriture. Il a été écrit plusieurs siècles après J.-C. et, comme nous l’avons indiqué, est pétri de polémique antichrétienne (cf., à ce propos, Mourir pour Dieu de Daniel Boyarin, déjà cité).

Là où nos amis se fourvoient cependant aussi, c’est sur le rôle de la Ville, Jérusalem. Si, nous les suivons sur ce point, on ne peut pas dire que la Ville est Dieu, mais le fait que le Messie nomme la ville en son Nom et que la ville soit appelée par le Tétragramme, le nom divin, (« Même Ezéchiel, son dernier verset dit ‘Le pourtour aura dix-huit mille [coudées], et désormais le nom de la ville sera YHVH est la!’ »), c’est bien un indice que le Messie et Dieu sont les deux dans la sphère du divin. C’est le thème que développe l’Apocalypse de Jean :

« Il me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel d’auprès de Dieu, brillante de la gloire de Dieu, et l’astre qui l’éclaire est semblable à une pierre très précieuse, à une pierre de jaspe transparente comme le cristal. Elle a une grande et haute muraille, avec douze portes; à ces portes sont douze anges, et des noms inscrits, ceux des douze tribus des fils d’Israël (…) Je n’y vis point de temple, car le Seigneur Dieu tout-puissant en est le temple, ainsi que l’Agneau. » (Ap 21, 10-22).

Ceci dit, nous nous demandons comment ces auteurs numérotent les versets de la Bible car le verset d’Ez 33, 16, dans une Bible catholique, est assez différent de celui qu’ils citent : « Aucun des péchés qu’il a commis ne sera retenu contre lui ; il pratique le droit et la justice : c’est certain, il vivra. » Nous ne commentons donc pas davantage leurs citations, qui n’apportent rien sur la messianité de Jésus ou non.

Nous recommandons donc à nos lecteurs de vérifier les versets cités dans une Bible catholique.

Réponse à réfutation polémique juive du christianisme – Jérémie 23, 6 (7/15)
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