Repentir (2/2)

Se repentir ça veut dire quoi? (2/2)

Se repentir signifie avoir conscience d’avoir commis un péché, le regretter et prendre la décision de ne plus le commettre.

Cela implique donc :

–  une formation théologique et morale suffisantes pour savoir ce qu’est un comportement relevant du péché (peccamineux)

–  puis d’avoir une conscience morale suffisamment exercée pour reconnaitre sa responsabilité, sans se chercher d’excuse, et regretter, non seulement ses actes, mais aussi ses intentions et de s’être mis dans les circonstances ayant rendu l’acte inéluctable

– enfin d’avoir la vertu de force pour décider de s’amender et de changer de comportement, de changer des habitudes pour ne plus se retrouver dans ces circonstances conduisant à ce péché, de réparer les conséquences néfastes.

Par conséquent, une vie chrétienne orientée vers la sainteté et la libération du péché nécessite :

– de se former sur le plan catéchétique, et pourquoi pas théologique, pour reconnaitre ce qu’est un péché ou non. Toute personne, chrétienne ou non, a une conscience morale lui permettant de discerner le bien du mal. Mais la Révélation (judéo)-chrétienne nous donne une Loi morale, les Dix commandements et les commandements d’amour du Christ, pour bien discerner ce qui relève du bien et du mal, et régler son agir en fonction de ces commandements

– de se former aussi sur le plan spirituel pour que le Seigneur nous aide à voir notre péché. Dans la première semaine des Exercices spirituels de St Ignace de Loyola (qui comptent 4 semaines), le retraitant ne fait quasiment que prier pour que le Seigneur lui montre son péché. En prendre conscience est le premier pas dans la vie spirituelle et la sanctification

– de développer ses vertus. St Thomas d’Aquin explique, en suivant la tradition philosophique d’Aristote, que pour développer ses vertus, il faut les pratiquer. C’est par l’habitus, en étant mis en situation fréquente d’exercer les vertus, qu’on en « prend le pli »

– d’avoir une vie spirituelle qui s’approfondit par la prière quotidienne, la lecture de la Parole de Dieu tous les jours et les sacrements : eucharistie au moins tous les dimanches et aux fêtes solennisées, sacrement de réconciliation avant chaque grande fête ou, encore mieux, tous les mois.

– Ceux qui n’ont pas fait les sacrements d’initiation chrétienne – catéchumènes, confirmands, chrétiens n’ayant pas fait leur entrée dans l’Eglise catholique ou n’ayant pas fait leur Première communion – sont donc vivement invités à cheminer vers le Baptême, la Confirmation, la Première communion, le Mariage s’ils vivent une relation affective hors mariage. La préparation d’un sacrement est un moment idéal pour se repentir et être guéri de péchés antérieurs.

Repentir (2/2)
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