Remords et absolution

confessionnal

Je réagis à un article sur la confession. Ne faut-il pas avoir des remords face à son péché pour pouvoir recevoir l’absolution ?

Les sentiments qui habitent le pénitent sont complexes et ne relèvent pas toujours de sa responsabilité. On peut schématiquement distinguer quatre niveaux :

  • Le déni de responsabilité. Le pénitent ne se juge pas responsable de son acte et donc pas pécheur. Par exemple, dans le cas d’un adultère, « c’est ma femme qui m’a poussé dans les bras de sa meilleure amie »
  • Le déni du caractère peccamineux de l’acte (autrement dit, le refus d’admettre que c’est un péché). Pour poursuivre sur le cas de l’adultère, le dialogue (véridique !) entre un pénitent et le confesseur permettent d’illustrer ce point : « Mon père, j’ai trompé ma femme – Oh, mon fils, était-ce une fois ou plusieurs ? – Ecoutez mon père, je suis venu pour me confesser, je ne suis pas venu pour me vanter ! »
  • L’attrition. Le pénitent reconnait sa responsabilité et le caractère peccamineux mais il ne parvient pas à avoir de remords. En revanche, il prend sincèrement la résolution de ne pas recommencer : « Mon père, j’ai trompé ma femme avec une femme que j’ai aimée passionnément. Je sais bien que c’est un péché et que je n’aurais pas du mais je n’arrive pas à le regretter car jamais je n’ai été aussi heureux. En revanche, je ne veux jamais recommencer, ni avec cette femme, ni une autre ».
  • La contrition. Le pénitent est conscient de son péché, le regrette, s’en repent et prend la résolution de ne pas recommencer : « J’ai trompé ma femme, c’était une grave erreur et j’en ai honte. Jamais je ne recommencerai ».

Selon le Code de droit canonique, le confesseur peut donner l’absolution en cas d’attrition et de contrition.

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