Régulation naturelle des naissance

cigogne

Question: En quoi les méthodes naturelles de régulation des naissances, prônées par l’Eglise, diffèrent-elles de la contraception artificielle, puisqu’elles visent, elles aussi, à éviter une naissance?

Comme l’indique l’encyclique du bienheureux Paul VI Humane Vitae, et comme l’a rappelé le Pape François, un couple chrétien peut tout à fait discerner sur sa capacité et l’opportunité d’accueillir un enfant à un moment donné. Il peut donc réguler les naissances dans son foyer. Ce qui ne correspond plus à l’énseignement de l’Eglise, c’est de se mettre à la place de Dieu en prenant la maîtrise complète de la vie, ce que fait la contraception artificielle – quoiqu’il soit plus prudent de dire que c’est ce qu’elle prétend faire : 15% des grossesses sont vécues par des femmes prenant la pilule et les préservatifs sont inefficaces dans 10% des cas. Une méthode naturelle laisse la place à l’œuvre de Dieu.

Là où Le bienheureux Paul VI a réellement été prophétique, c’est que, sans avoir les connaissances biologiques et écologiques que nous avons maintenant, il avait anticipé que la contraception est facteur de violence:

  • Violence psychologique faite aux femmes, d’abord. Outre le fait qu’elles sont sommées d’accéder au désir de l’homme, alors que le risque de grossesse rendait les amoureux, surtout les jeunes, plus prudents. De toutes jeunes filles doivent passer aux actes sous la pression, bien avant qu’elles en aient la maturité et les conséquences affectives et psychologiques sont patentes. Mais cela peut être vrai dans un couple marié ou les désirs – ou non désirs – de la femme ne sont plus écoutés.
  • Violence faite aux femmes dans leur corps : la pilule peut être néfaste pour la santé : phlébites, surpoids, dérèglements hormonaux, aménorrhées, etc.  Chacun se souvient que la pilule de 3e génération a rendu de nombreuses femmes malades à vie.
  • Violence contre la nature : plusieurs associations écologistes ont alerté sur la disparition de la biosphère dans les cours d’eaux, les poissons ingérant les oestrogènes rejetés par les femmes sous pilule dans les eaux usées, puis dans les cours d’eau. Des espèces sont entrain de disparaître, car tous les poissons deviennent « femelles » sous l’effet de ces oestrogènes.
  • Violences sociales : on se souvient d’Indira Gandhi ayant décidé de stériliser de force les Indiens, avant de faire machine arrière. Mais la mentalité anti-nataliste se développe, avec l’idée de supprimer les allocations familiales au-dessus d’un certain nombre d’enfants, les discriminations auxquelles les femmes ayant beaucoup d’enfants se heurtent dans les entreprises, etc. Il s’est même trouvé un député dans notre pays pour proposer un projet de loi visant à interdire d’avoir plus de 4 enfants !
  • Violence contre l’enfant : certains soi-disant contraceptifs sont potentiellement abortifs, comme la pilule « du lendemain », encore plus du « surlendemain », ou le stérilet, ce qui pose des problèmes éthiques d’autant plus graves. Cette violence se multiplie de façon bien plus grave : contrairement à ce qu’on peut croire, la corrélation entre contraception est avortement est forte : les pays où la contraception est la plus répandue sont ceux où le plus d’enfants à naître sont avortés.

A l’inverse, les méthodes naturelles sont bien plus respectueuses de la vie, tant sur le plan biologique, écologique, social que psychologique.

Régulation naturelle des naissance
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Commentaires

  1. Castille

    Sans oublier que les couples régulant naturellement les naissances, sont les moins enclins à refuser l’arrivée d’un enfant en avortant. Ils y voient la volonté divine, à laquelle ils se font une joie de se soumettre.

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