Qu’est-ce qu’une adoration du St Sacrement et faut-il en faire?

Que signifie adorer Jésus dans le Saint-Sacrement et à quelle fréquence faut-il le faire ?

Adorer Jésus dans le Saint-Sacrement, c’est se mettre en prière devant le Saint-Sacrement exposé. Il y a plusieurs types de prières : d’intercession, de supplication, d’action de grâce etc… Et d’adoration, qui, comme son nom l’indique, consiste à se mettre en présence de Dieu et à l’adorer juste pour ce qu’Il est. On peut le faire simplement en silence mais, parfois, les adorations collectives sont animées et rythmées par des paroles de l’animateur et des chants méditatifs.

On peut adorer le Seigneur de différentes manière possibles et partout. Mais le Christ s’est rendu présent dans son Eucharistie, qui devient son corps et son sang. Quand on est devant les Saintes espèces – les adorations eucharistiques se font le plus souvent devant l’hostie consacrée exposée dans un ostensoir, mais il est possible d’adorer aussi devant un calice contenant du vin consacré – on est en présence de Dieu lui-même. On peut donc l’adorer et lui parler « en direct » et sa présence physique dans les Saintes espèces rend plus facile la concentration et l’orientation de la prière… Qui pourrait partir dans le vague ou être plus facilement distraite si elle était purement mentale sans aucun support. Dans l’adoration eucharistique, Dieu se fait voir.

Il ne « faut » pas en faire. Certains n’en font jamais et n’en sont pas moins des catholiques très fervents pour autant. C’est une dévotion personnelle, comme le chapelet, l’oraison ou d’autres. Mais c’est une expérience directe de contact avec le Christ et porte de très grands fruits spirituels. Nous ne pouvons donc que la recommander vivement et le plus souvent possible. Certains religieux ou consacrés font des adorations eucharistiques tous les jours. En paroisse, il y en a généralement une fois par semaine. Si l’on ne peut pas et qu’on ne peut en faire que moins fréquemment, la régularité et la saisie de chaque occasion sont bonnes. Si le St Sacrement n’est pas exposé, on peut au moins prier devant le tabernacle dans une église.

Cependant, ce n’est pas, encore une fois, la seule forme de prière possible. Certains, particulièrement dans le Renouveau charismatique, font tout un plat s’il n’y a pas d’exposition du St Sacrement. Or, des traditions monastiques ou familles spirituelles ne la pratiquent pas. Il faut donc s’y adapter si on est chez elles et s’ouvrir à d’autres formes de prière, comme l’oraison mentale carmélitaine ou ignacienne, par exemple.

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Commentaires

  1. Un touriste

    Extraordinaire conseil de ne pas faire tout un plat de l’adoration eucharistique ! Vous a-t-on dit que notre Dieu vomit les tièdes ? Et votre article non seulement préconise mais institutionnalise la tiédeur ! Non, on ne peut pas comparer ce qui n’est pas comparable. Les communautés qui ne pratiquent que peu l’adoration eucharistique vivent une vie de prière à peu près permanente. Cela est très difficile pour les laïcs qui n’iront pas loin sans l’adoration eucharistique. Relisez saint François de Sales : à 20 minutes par jour, c’est le minimum pour que l’âme respire. Il faut 1h par jour d’adoration eucharistique pour que l’âme s’épanouisse. Les Missionnaires de Mère Teresa pratiquent 2h par jour, le curé d’Ars adorait encore plus…

    L’Eucharistie est la source et le sommet de la vie chrétienne ! Et il ne faut pas en faire tout un plat !! Toutes es apparitions du Sacré-Coeur ont eu lieu devant le saint Sacrement – et il ne faut pas en faire tout un plat ! Encore récemment, le miracle eucharistique de Buenos Aires (1996) a démontré par analyse médicale que l’hostie changée en chair était un morceau de coeur, de coueur souffrant, et de coeur vivant, et il ne faut pas en faire un plat ! Les apparitions de Parayle-Monial, Besançon, et les apparitions mariales (La Salette, Fatima), et la Fête-Dieu pour demander pardon des manques d’amour, de l’abandon, de l’indifférence dont le Seigneur souffre dans l’Eucharistie, et vous dites qu’il ne faut pas en faire un plat ?? Et tout l’enseignement de saint Jean-Paul II et de saint Pierre-Julien Eymard sur l’adoration – et il ne faut pas en faire un plat ?

    Savez-vous ce que sainte Thérèse d’Avila écrivait sur les “demi-savants” ? Notre Dieu nous laisse son Coeur, et il ne faut pas en faire tout un plat ??? Voilà bien un propos de pharisien confit dans sa routine ! Redécouvrez à genoux l’amour de Dieu, méditez le message du Sacré-Coeur, y compris dans son étape ultime de Coeur Eucharistique, et précipitez-vous l’adoration ! Une paroisse qui n’adore pas est une paroisse morte ! Un chrétien qui n’adore pas navigue dans les brumes de l’intellect et de l’autosatisfaction. Une oeuvre qui n’est pas bâtie sur l’adoration eucharistique échouera inéluctablement : “sans moi vous ne pouvez rien faire”.

    Il ne “faut” pas en faire ??? Le verbe “falloir” est en soi révélateur : le devoir peut encore satisfaire à la justice, mais notre Dieu est un Dieu d’amour, et il a soif de notre amour. N’avez-vous donc jamais reçu de grâce devant le Seigneur pour demander s’il “faut” l’adorer ? Moïse dans la Tente de la Rencontre – où Dieu veut se laisser rencontrer par les hommes ! – organisait un culte permanent – et il ne faut pas en faire un plat ! Il est vrai que Dieu nous attend selon notre bon coeur – et vous absolvez tranquillement ceux qui ignoreront leur Dieu qui attend ! A quelle vie les condamnez-vous donc, pauvres malheureux ! Que Dieu vous pardonne, vous ne savez pas ce que vous écrivez.

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