Qu’en est-il d’une répudiation suivie d’un divorce?

Qu’en est-il d’un mariage lorsque le ou la conjoint(e) répudie l’autre, le/la trompe et part en déclarant qu’il/elle veut le divorce et celui-ci prononcé contre le gré de celui qui ne le veut pas…? Sachant que le divorce est prononcé OBLIGATOIREMENT AU BOUT DE DEUX ANS !!!!!

Nous ne sommes pas sûrs que nous sommes qualifiés pour dire que qu’il en est à propos de ce mariage car nous ne pouvons le faire que s’agissant du mariage catholique. Nous avons écrit plusieurs articles rappelant les conditions d’un mariage sacramentel catholique, par exemple ici : https://www.reponses-catholiques.fr/mariage-naturel-et-mariage-sacramentel/.

Or, il n’y a ni répudiation, ni divorce dans un mariage sacramentel. Il est indissoluble. Donc le ou la conjoint(e) peut toujours « répudier l’autre », le ou la tromper, exiger le divorce civil et même l’obtenir, il n’en reste pas moins que ces deux époux sont toujours mariés religieusement. La seule chose qui est possible canoniquement, c’est la séparation de corps. Mais les deux époux restent mariés et aucun des deux ne peut avoir de relations sexuelles avec qui que ce soit d’autre. Même celui ou celle qui a été trompé ou quitté. Ils doivent, soit se remettre ensemble, soit vivre chastement.

A moins que des causes de nullité de ce mariage avant qu’il ait eu lieu soient identifiées. Les causes les plus courantes de nullité sont (mais la liste n’est pas exhaustive) : l’immaturité au moment du mariage, le défaut ou l’altération du consentement, le refus, même implicite, de respecter les quatre piliers du mariage (par exemple, « avoir des enfants mais plus tard » ou ne pas s’engager à être fidèle, ou se dire qu’on divorcera si ça ne marche pas), erreur sur la personne, bigamie, problèmes psychologiques, homosexualité etc… Puis qu’une procédure de nullité de ce mariage soit obtenue au tribunal ecclésiastique. Mais il nous semble que c’est une autre question.

Qu’en est-il d’une répudiation suivie d’un divorce?
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