Quelle est la situation des gens mariés uniquement civilement, puis divorcés, vis-à-vis de l’Église ?

Il faut d’abord préciser que le problème n’est pas le divorce, mais le remariage, considéré par l’Eglise comme un adultère.

Je suppose qu’il faut donc comprendre la question ainsi: quelle est la situation de divorcés remariés, dont les deux unions sont purement civiles, vis-à-vis de l’Eglise.

A cette question, il faut répondre en distinguant deux cas.

Si les conjoints ne sont pas baptisés lors de leur union civile, cette union “devient” une union sacramentelle lors de leur baptême.

Si l’un des deux conjoints est baptisé, une union purement civile est assimilable à ce qu’on appelait dans les “bons milieux” du début du XXe siècle, une “aventure” (éventuellement durable, la question n’est pas là). Autrement dit, cette union n’a pas de caractère sacramentel. Sa rupture et une nouvelle union, tout aussi civile, n’entraînent pas de complication dans la situation canonique des intéressés.

Je dois préciser tout de même que je parle ici simplement de l’aspect juridique des choses. Il va de soi que ce vagabondage sentimental et pseudo matrimonial constitue un péché. Le tribunal ecclésiastique n’a pas à en connaître, mais le confesseur, si!

Quelle est la situation des gens mariés uniquement civilement, puis divorcés, vis-à-vis de l’Église ?
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