Quelle est la situation des époux divorcés civils qui se remarient ensuite civilement ?

L’Eglise n’accorde pas la communion aux personnes divorcées et remariées, cela est clair, c’est l’adultère. Mais, dans le cas où un conjoint obtient le divorce pour une cause qui relève d’une difficulté psychologique de sa part, et qu’ensuite ces conjoints, après qu’un nouvel équilibre soit survenu après plusieurs années, décident de se marier à nouveau, quelle est leur situation vis-à-vis de l’Eglise ? Dans la mesure où ils n’ont pas connu d’autre relation durant leur séparation.

 

Si j’ai bien compris la question, après une période de crise et un divorce civil, des époux, ayant retrouvé un équilibre psychologique, se remarient. Peuvent-ils communier ? La question se pose à deux niveaux.

Au plan canonique, en l’absence d’une déclaration de nullité de mariage, les époux sont restés mariés au regard de l’Église. Les aléas civils pour ainsi dire ne comptent pas.

Sur le plan spirituel, une guérison psychologique n’ôte pas les responsabilités et les péchés des uns et des autres. Il est donc nécessaire de faire le point et de recevoir le sacrement de pénitence. Peut-être est-il bon de faire célébrer une messe à cette intention particulière. Certaines personnes que je connais ont même renouvelé les engagements de leur mariage au cours de cette messe. C’est une façon de prendre un nouveau départ familial et conjugal, sous le regard de Dieu et de l’Église, qui ne peut qu’aider les époux et leur entourage.

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