Que veut-on dire lorsqu’on dit « le Fils est consubstantiel au Père » ?

C’est une formule tirée du Credo (« Je crois ») que nous proclamons chaque dimanche à la messe.

On ne le répètera jamais assez, face au mystère, les mots manquent. Néanmoins, il est possible d’en user. Et s’ils manquent, l’Église n’a pas hésité parfois à en forger pour dire l’indicible ou, mieux, pour écarter les erreurs. C’est le cas ici.

C’est ainsi que, pour dire qui est le Fils par rapport au Père, un mot a été créé (en grec : homoousios ; en latin : consubstantialis) et reçu par le Concile de Nicée (325), pour dire que le Fils est bien Dieu comme le Père (et on le dira aussi du Saint Esprit). En d’autres termes, il est de la même « substance » ou « essence » que lui. Le Fils n’est pas un « subordonné » ou un inférieur. Cela exprime aussi qu’il n’y pas deux ou trois Dieux distincts. Nous adorons « un seul Dieu en trois Personne », la Sainte Trinité.

Abbé Hervé Courcelle Labrousse

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