Que sont les mystères lumineux?

Un lecteur me demande pourquoi, dans mon article sur le chapelet, je n’ai pas parlé des mystères lumineux, ajoutés par Jean-Paul II, à la récitation du chapelet.

Cela tient simplement au fait que j’ai parlé du chapelet dans sa logique de récitation complète du rosaire. Or, le rosaire a été fixé au Moyen Âge (la Tradition rapporte qu’il a été offert par Notre-Dame à saint Dominique), sous la forme d’un grand chapelet à 150 Ave, calqué sur les 150 psaumes que le bréviaire faisait réciter aux clercs dans la semaine – le rosaire jouait ainsi un rôle de “psautier du pauvre”.

Si on récite le chapelet, sans cette logique de rosaire, on peut naturellement méditer d’autres mystères. C’est ce qu’a invité à faire Jean-Paul II. Dans ce cas, l’usage est de réciter ces cinq dizaines le jeudi. Et voici les 5 mystères lumineux: Baptême du Seigneur, Noces de Cana, Proclamation du Royaume, Transfiguration, Institution de la sainte Eucharistie.

On a parfois dit que les trois autres séries de mystères n’étaient pas assez centrés sur le Christ et son message et que cette nouvelle série de mystères lumineux était destinée à répondre à cette carence (notamment dans une perspective de dialogue oecuménique avec les protestants, souvent suspicieux devant les prières mariales). Cette critique ne tient pas la route: on voit mal comment la méditation de la Nativité, de l’Agonie ou de la Résurrection pourrait détourner les yeux de l’unique Médiateur entre Dieu et les hommes…