Quand le Pape ne serait pas le Pape

Apostasier le catholicisme serait le seul moyen de ne pas renier le Christ Jésus mort sur la Croix pour nous, si M. Bergoglio qui n’est ni Pape, ni évêque, ni même catholique persistait à prostituer l’église qu’il entreprend de détruire. Les enseignements de Saint Thomas d’Aquin nous exhortent par ailleurs à un acte de légitime défense contre M. Bergoglio, car Dieu hait les tièdes et nul ne peut être catholique dans la tiédeur. Vous évoquez une ingérence à géométrie variable et c’est bien de cela dont il est question, d’une variance entre le bien et le mal. M. Bergoglio commet toutes les ingérences de satan, lorsqu’il devrait commettre celles de Dieu.

Cette question rebondit à notre article « Destituer le pape et apostasier » : https://www.reponses-catholiques.fr/destituer-le-pape-et-apostasier/.

Nous pouvons faire grosso modo une réponse reprenant les mêmes thèmes. La question ne fait que propager les mêmes hérésies qu’au temps de Marcion, de Novatien, des Cathares ou de Luther. L’Eglise a tenu bon et puisse le Seigneur tenir sa promesse que « les portes de la mort ne tiendront pas contre elle » (Mt 16, 18).

Tout discours qui pousse à apostasier la foi catholique ne peut venir que du démon, et ce n’est pas en le travestissant en dénonciation des « ingérences de Satan » que cela y change quelque chose. Rappelons que c’est le péché le plus grave qui soit, qui contrevient au premier commandement.

En effet, l’Ecriture nous le confirme dans la Première Lettre de Jean, qui nous encourage à nous garder des antichrists : « Petits enfants (…) déjà beaucoup d’antichrists sont survenus (…). Ils sont sortis de chez nous mais ils n’étaient pas des nôtres. S’ils avaient été des nôtres, ils seraient restés avec nous ». (1 Jn 2, 18-19). De même, les deux Epîtres à Timothée et celle de Tite enjoignent les épiscopes de l’Eglise que sont Timothée et Tite de lutter contre les faux docteurs, leurs fausses doctrines, de garder le dépôt de la foi et de se tenir éloignés des querelles doctrinales. Comme l’Ancien de 1 Jn, Timothée et Tite, les épiscopes de nos jours sont les évêques et le premier d’entre eux, le Pape François.

Ce que cette question-ci comporte de plus grave que celle de l’article en référence, c’est qu’elle relaie également le schisme sédévacantiste, niant que le Pape est Pape, son ordination épiscopale, son baptême. Donc St Jean-Paul II qui l’a nommé évêque, les évêques qui l’ont ordonné, le prêtre qui l’a baptisé, l’évêque qui l’a confirmé, le maitre des novices, puis le provincial jésuites qui l’ont admis aux vœux, l’évêque qui l’a ordonné prêtre… Toutes ces personnes commettent « toutes les ingérences de Satan » aux yeux de l’auteur de la question. Ne serait-ce que la figure de St Jean-Paul II est un démenti cinglant à ces divagations.

Notons au passage que l’auteur de la question trafique l’Ecriture. En Ap 3, 16, Dieu dit à l’église de Laodicée : « Puisque te voilà tiède… je vais te vomir de ma bouche ». Il n’est écrit nulle part que Dieu hait les tièdes. Interpréter ainsi ce verset est commettre une erreur méthodologique et une faute théologique dignes d’un Témoin de Jéhovah, qui falsifie l’Ecriture.

De même, la déformation de la pensée de St Thomas d’Aquin est aussi grossière. La légitime défense est bien en cas de menace sur la vie et l’intégrité physiques d’innocents. Il n’est jamais question chez le Docteur angélique de refuser la disputatio théologique entre gens qui savent de quoi ils parlent.

Mais, tout comme dans la question en référence, le plus grave est certainement de proférer ces insanités et ces appels à l’apostasie alors que tant de catholiques souffrent parce qu’ils restent fidèles à leur foi.  Ces chrétiens acceptent d’être égorgés, décapités, violées, parce que, eux, justement, refusent d’apostasier. Que le Seigneur pardonne à l’auteur de cette question.

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