Quand faire une communion sacrilège?

Dans quelles circonstances peut-on faire une communion sacrilège ? Quelles en sont les conséquences ?

Dans quelles circonstances ? Mais dans aucune, évidemment ! Si c’est un sacrilège, il ne faut pas le commettre, point.

Quant aux conséquences, là, pour le coup, cela peut dépendre des circonstances et c’est au confesseur qu’il faut en parler pour en savoir plus. C’est de toute façon un péché assez grave. Cela peut même être un péché mortel relevant de l’apostasie s’il s’agit de blasphémer contre le Christ en profanant l’hostie en la prenant. Bien sûr, ce péché commis par un mineur ou une personne handicapée, par ignorance, ou en subissant des pressions, n’aura pas la même gravité.

Bref, il faut s’en confesser de toute urgence. Si la personne n’a pas accès aux sacrements et donc au Sacrement de réconciliation, qu’elle en parle au moins à son accompagnateur spirituel (ce qui suppose, tout aussi urgemment, d’en avoir un si ce n’est pas encore le cas).

Une personne n’étant pas en état de communier peut, et elle a même tout à y gagner, s’avancer les bras croisés sur la poitrine pour être bénie par le ministre de la communion. Voilà un acte de « communion de désir » qui est un très bel acte de foi dans l’Eucharistie. C’est également un geste fort d’humilité et de vérité quant à sa condition de pécheur. Ce geste vaudra peut-être toute la Miséricorde que le Seigneur accorde au publicain qui n’ose se reconnaitre digne de la grâce qui lui est faite, plutôt que de jouer les pharisiens persuadés d’être justes qui communient en lose-D.

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