Précisions sur le baptême et vigilance sur la démarche

Pour répondre à votre article “Cheveux mouillés au baptême”, je tiens ma source de ce genre de catéchisme : https://books.google.fr/books?id=KRH6fwbhfSwC&pg=PA53&dq=&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwij9MuIzZ_pAhUCxoUKHTHEA08Q6AEILzAB#v=onepage&q&f=false ou bien : https://books.google.fr/books?id=cDZXWC9gTnsC&pg=PA109&dq=bapt%C3%AAme+cheveux&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwij9MuIzZ_pAhUCxoUKHTHEA08Q6AEIPzAD#v=onepage&q=bapt%C3%AAme%20cheveux&f=false

Les liens communiqués sont corrompus mais nous avons effectivement trouvé d’autres sources, l’une de Jolin pour le diocèse de Toulon de 1778, l’autre de Lejeune en 1844. Voici les liens :

  • https://books.google.fr/books?id=LgY5AQAAMAAJ&pg=PA941&lpg=PA941&dq=bapt%C3%AAme+cheveux+mouill%C3%A9s+mais+pas+la+t%C3%AAte&source=bl&ots=7nTEgGulQE&sig=ACfU3U0vj44fKnBqrUyGyxNYkdFqZS1I8Q&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwjRvf_E35_pAhVQPBoKHSCaDFc4ChDoATAAegQICBAB#v=onepage&q=bapt%C3%AAme%20cheveux%20mouill%C3%A9s%20mais%20pas%20la%20t%C3%AAte&f=false
  • https://books.google.fr/books?id=XtNIAAAAcAAJ&pg=PA43&lpg=PA43&dq=bapt%C3%AAme+cheveux+mouill%C3%A9s+mais+pas+la+t%C3%AAte&source=bl&ots=76qpjI1vaq&sig=ACfU3U33qD3ZZ9E4n5ImxLUK-swmXTozMw&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwiS2sr_35_pAhWiyoUKHeBeAykQ6AEwAXoECAsQAQ#v=onepage&q=bapt%C3%AAme%20cheveux%20mouill%C3%A9s%20mais%20pas%20la%20t%C3%AAte&f=false

Les textes consultés appellent plusieurs remarques :

  • de ce qui était consultable sur Internet, il s’agit apparemment de baptêmes en urgence, puisqu’il est mentionné de « régulariser » le baptême ensuite (« si tu n’es pas baptisé, je te baptise… » etc indique un des textes), ou encore de dire les paroles en dialecte du Limousin, là où un prêtre s’exprimerait forcément en latin.
  • de fait, il est encouragé de bien mouiller la tête mais il n’est pas clair du tout que, si seuls les cheveux sont mouillés, le baptême serait invalide, comme le précisait la question
  • il n’est toujours pas expliqué comment seuls des cheveux qui ne sont pas étanches seraient mouillés et non le crâne
  • depuis la rédaction de ces livres, il y a eu deux Conciles oecuméniques et plusieurs Catéchismes de l’Eglise catholique, le dernier datant de 1983
  • du coup, nous ne comprenons pas bien la démarche derrière cette question : pourquoi se référer à ces documents et non ceux ayant cours actuellement dans l’Eglise ? Pourquoi ne pas aller préparer le baptême, si baptême de quelqu’un il doit y avoir, avec l’équipe de la paroisse ? Et si aucun baptême de qui que ce soit n’est envisagé dans l’entourage de l’auteur, pourquoi cette question ?

Comme nous le disions dans notre précédent article, le Baptême est un sacrement, le signe visible d’une grâce invisible. C’est un acte qui engage toute la vie de la personne et qui se prépare en Eglise. Sauf danger de mort, c’est à un prêtre ou un diacre de le faire, et c’est donc un geste éminemment pastoral. Notre réponse ne sera par conséquent pas techniciste mais spirituelle. Il s’agit de recevoir la grâce de Dieu et d’entrer dans la communauté de son  Eglise ici et maintenant, pas de couper les cheveux en quatre.