Pourquoi Avent s’écrit-il avec un « e » et non un « a » ?

La réponse est simple. Elle se trouve dans le Grand Robert, dictionnaire en six volumes (Paris, 2005). Le mot, attesté pour la première fois en français médiéval (advent, 1119), provient du mot latin « adventus » c’est-à-dire « arrivée, venue », lui-même tiré du verbe « advenire », « advenir » ou « venir ». Bien entendu ce terme sous-entend « venue de Jésus-Christ ». L’Avent est le temps de la venue du Christ ou, en d’autres termes, de son « avènement ».

Traditionnellement, l’Église vit chaque année, dans les semaines qui précèdent la fête de l’Incarnation du Christ – Noël – un temps d’« attente ». Ce temps est d’abord un rappel des siècles qui ont précédé la naissance du Christ, où le peuple d’Israël a attendu le Messie. Il est ensuite une préparation spirituelle et intérieure à la célébration de cette fête. Toute la liturgie de cette période de l’année est imprégnée de ce climat d’attente et de préparation. (« L’Avent est le temps du désir, l’attente dans le froid et dans la neige, la pluie et le vent. » (P. Claudel, « Cahier VI », nov. 1928, dans Journal, t. I, p. 838.)

Abbé Hervé Courcelle Labrousse

Pourquoi Avent s’écrit-il avec un « e » et non un « a » ?
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