Papes apostats et Magistère hérétique? (2/2)

Que répondre à un “catholique” qui m’affirme avec des pseudos preuves, que le Pape François défend une union civile pour les homosexuels ? Qui fait entrer, avec quasi vénération, une idole païenne, la pachamama, au Vatican durant un synode ? Qui, par l’immigration massive qu’il prônerait charitablement, contribue à l’islamisation de l’Europe en appelant les chefs d’État à accueillir, toujours plus encore des étrangers dont la religion principale, dans la plupart des cas, est islamique ? Que répondre à cette personne qui, d’une audace incroyable, m’affirme que les Papes depuis Vatican II sont des quasis apostats, que la constitution Sacrosanctum Concilium, serait une hérésie absolue ? (2/2)

Sur le deuxième volet de la question, il n’est pas précisé en quoi « les Papes depuis Vatican II sont des quasis apostats » ou pourquoi « Sacrosanctum Concilium serait une hérésie absolue. » Nous ne pouvons donc pas répondre sur le fond.

Faisons tout de même remarquer que l’assertion sur l’apostasie supposée des papes se rapproche des thèses sédévacantistes. Le lecteur pourra alors s’appuyer sur nos articles sur le sédévacantisme pour répondre à cette personne : Sédévacantistes et excommunication — Réponses catholiques (reponses-catholiques.fr) ; Sédévacantisme — Réponses catholiques (reponses-catholiques.fr) ; Que répondre aux sédévacantistes? — Réponses catholiques (reponses-catholiques.fr). Dire ce qu’elle dit la place hors de la communion catholique. A partir de là, un catholique sait que ce que raconte un schismatique est erroné si cela va à l’encontre de la foi catholique. Ce qui est le cas ici.

Sur Sacrosanctum concilium, encore une fois, nous ne pouvons répondre que sur des objections précises et ne pourrons aller beaucoup plus loin dans l’argumentation de fond. On peut tout de même demander à cette personne quelles sont ses compétences théologiques et son autorité pastorale pour déclarer un texte hérétique. Ce sont normalement des théologiens sous l’autorité d’un évêque qui ont l’autorité dans l’Eglise pour déclarer un texte hérétique. On imagine à quel point leur argumentation a intérêt à être solide pour affirmer qu’un texte du Magistère est hérétique (on peut en profiter pour rappeler que porter de fausses accusations contre des ministres ordonnés, ce qui est le cas d’un pape qu’on accuse d’apostasie, peut valoir excommunication).

Donc, soit :

  • L’interlocuteur en question n’a pas de doctorat de théologie, et à ce moment-là, pourquoi parle-t-il ?
  • Il a cette compétence canonique. Sous l’autorité et avec le mandat de quel évêque s’exprime-t-il ?
  • Il est évêque. A ce moment-là, il a de bonnes chances d’être excommunié en tant qu’évêque sédévacantiste comme vu au point précédent. Il ne faut surtout pas l’écouter.

Nous pouvons aussi en profiter pour faire un peu de publicité et inviter nos lecteurs à conseiller à ce genre de contradicteur de poser leurs questions sur www.reponses-catholiques.fr.

Commentaires

  1. Bruno ANEL

    On peut aussi préciser que la contestation de l’enseignement des papes et des conciles n’est pas nouvelle. Au XIXe siècle, la proclamation du dogme de l’infaillibilité pontificale provoqua des départs de l’Eglise plus ou moins discrets. Mgr Dupanloup, évêque d’Orléans, s’inclina devant le vote du concile mais quitta Rome avant pour manifester sa désapprobation.

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