Oubli à la confession et confession générale

Lorsque je vais me confesser je me prépare mais une fois devant le prêtre tout est oublié de cette préparation,d’autre part la confession m’a toujours été TRES difficile, je suis sous antidépresseurs depuis fort longtemps ceci explique sans doute cela,mais je tiens absolument à me confesser car je ne peux communier en me sentant pécheur. D’autre part je souhaiterais savoir si je puis faire une confession générale sans être à l’article de la mort?

Plusieurs thèmes composent cette question et nous allons tenter de les reprendre.

1° S’agissant de l’oubli, s’il est réellement involontaire, nous avons déjà écrit qu’il n’empêche pas la confession d’être valide, le pardon accordé et la grâce d’opérer. Ceci dit, si cet oubli est systématique, cela peut cacher un malaise plus profond et peut-être refoulé, surtout si l’on traverse une phase dépressive. Un travail thérapeutique permettrait d’aider à résoudre certains points et de les présenter ensuite au pardon du Seigneur en confession.

2° Il n’y a rien d’étonnant à ce qu’il soit difficile de se confesser. Ceci dit, si elle est réellement si pénible alors qu’on se confesse régulièrement, cela peut être l’indice d’une difficulté qui n’est pas forcément spirituelle. A moins de commettre des péchés graves entre chaque confession, il n’est pas normal que ce soit si difficile. Comme la question suggère qu’il y a confession avant chaque eucharistie, de deux choses l’une :

  • Soit l’auteur de la question ne communie pas souvent, et donc ne se confesse pas souvent, ce qui fait qu’il a des choses lourdes à confesser entre chaque confession. Nous lui recommandons alors de communier et de se confesser beaucoup plus souvent : communier à chaque eucharistie chaque dimanche et se confesser une fois par mois
  • Soit, et cette interprétation nous semble plus probable à la lecture de la question, il y a confession chaque semaine avant chaque communion dominicale. Dans ce cas, il n’est pas courant d’avoir des péchés graves à confesser d’une semaine sur l’autre : s’il trompe son/sa conjoint(e) chaque semaine, qu’il prenne la ferme résolution de mettre fin à sa liaison. S’il commet un meurtre, des malversations à grande échelle ou apostasie chaque semaine, la confession n’y suffira pas. Il faut d’urgence aller voir un accompagnateur spirituel bien formé et réformer profondément sa vie. Par exemple en faisant une retraite
  • Si les péchés commis ne sont pas de la gravité que nous avons mentionnée, à moins d’être une personne consacrée, il n’y a pas lieu de se confesser toutes les semaines. Le Kyrie en début de messe absout les péchés véniels. Cela est plutôt l’indice de scrupules démesurés, comme l’explique très bien Ignace de Loyola dans son Récit: il était rongé de scrupules et se confessait sans arrêt, ce qui a provoqué de grandes désolations, tant spirituelles que psychologiques, puisque cela l’a mené au bord du suicide. Ce n’est pas anodin et il vaut mieux arrêter ces confessions répétées, en se confiant à un accompagnateur spirituel. Cf. l’article ci-joint, à propos des confessions prises pour ce qu’elles ne sont pas : https://www.reponses-catholiques.fr/une-confession-abregee-est-elle-valide/
  • Ajoutons qu’un passage dépressif nécessitant la prise d’antidépresseurs peut conduire à confondre les plans psychologiques et spirituels, ce qui peut avoir de sérieux inconvénients. Un travail thérapeutique sera bien plus adapté pour aider dans ce passage difficile.

3° Ce qui nous conduit à la question de la confession générale. Il n’est nulle part question que ce soit réservé à l’approche de la mort mais peut se faire à d’autres moments de la vie. Mais ce n’est pas une démarche anodine qui se fait n’importe quand et n’importe comment. C’est un acte pour un tournant de vie ou avant une grande décision : l’entrée dans un noviciat, par exemple. En tout état de cause, nous recommandons fermement de ne le faire que lors d’une retraite avec un accompagnateur sérieux.

 

Oubli à la confession et confession générale
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