Neuvaine

chapelet

Question: J’éprouve toujours un malaise quand je reçois ces appels à une neuvaine qu’il ne faut pas casser. Selon moi, Dieu ne peut donner sa bénédiction sous condition – à part la condition de l’implorer. Ces neuvaines ressemblent pour moi à un marchandage. Merci de votre précieux éclairage.

Effectivement, le Seigneur donne sa bénédiction à qui Il veut et exauce les prières comme Il veut. « N’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon bien? Vas-tu regarder avec un oeil mauvais parce que moi, je suis bon? » dit le maître du domaine à l’ouvrier de la première heure dans la parabole des ouvriers de la onzième heure (Mt 20, 16). Parallèlement, l’Ecriture nous recommande de « veiller » et « prier en tous temps » (Lc 21, 36). Nous sommes donc à la fois encouragés à prier: mais ne pouvons exiger de résultat de notre prière ni de celle des autres.

En outre, pour les laïcs, la forme de la prière est assez libre selon les dévotions de chacun : oraison mentale, chapelet, louange charismatique, un nombre plus ou moins grand d’offices de la liturgie des heures, etc. (il en va différemment des consacrés qui se sont engagés à une forme de prière donnée par leurs règles ou constitutions : liturgie des heures pour les moines, oraison mentale pour les congrégations ignaciennes et carmélitaines, etc.). L’important, c’est de prier !

En revanche, il est important de tenir un engagement auprès du Seigneur. Si une personne s’engage, sous forme de vœu privé ou de décision personnelle, à prier selon une certaine forme, il convient qu’elle respecte cet engagement. Par exemple, quelqu’un qui décide devant le Seigneur de dire le chapelet tous les jours… doit dire le chapelet tous les jours et ne pas laisser tomber plus tard. Il est donc nécessaire de peser cette décision avant et, idéalement, d’en parler avec un accompagnateur spirituel ou, au minimum, un prêtre de sa paroisse.

S’agissant des neuvaines, la forme des neuvaines peut être très variée : ce qui est important, c’est de faire la même prière pendant 9 jours (ou 9 semaines ou 9 mois). Donc un appel à une neuvaine x ou une chaîne de prière y n’est en rien contraignant pour qui le reçoit et personne ne doit se croire obligé d’y répondre et de craindre de « rompre » la neuvaine. Par contre, si l’on s’engage à prier cette neuvaine au départ et qu’on la commence, il convient de la finir au bout des 9 jours.

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