Ne pas se faire vacciner et ne pas pratiquer? (2/2)

Comme chez nous en Belgique ne pouvons être que 15 ma paroisse a décidé de cesser de dire des messes alors que nous pouvons être à 50 dans d’autres églises. Je voudrais savoir si le fait de ne plus avoir communier (je ne sais me déplacer autre part sans voiture) être la source de tentation beaucoup plus grande ? D’autre part je refuse le vaccin sachant qu’ils ont presque tous des éléments de foetus avortés. Je ne tiens pas à tomber malade car j’ai une grosse responsabilité avec ma fille ici où peut-on se confesser chez un prêtre où doit-on lui demander de se rendre dans l’église ? (2/2)

Sur la question du vaccin, cf. Vaccins non éthiques (suite) — Réponses catholiques (reponses-catholiques.fr). Il faut savoir ce qu’on veut. Si on fait le choix de refuser de se faire vacciner pour des raisons éthiques, il faut en accepter les conséquences et le risque de tomber malade. Cela ne justifie certainement pas de ne pas accomplir son devoir d’état ou de ne pas vivre les sacrements s’ils sont autorisés par les pouvoirs publics (et encore, on sait que certains se sont « débrouillés » pour continuer à pratiquer pendant les confinements).

C’est pourquoi il faut bien discerner si le meilleur choix à faire est de refuser de se faire vacciner, comme nous le disions dans notre article. Si la fille de la personne est mise en danger parce qu’elle est à risque, c’est peut-être un point à revoir. Peut-être qu’il serait plus juste que soit elle, soit ses parents, soient vaccinés si l’une ou l’autre de ces personnes est à risque.

Nous rappelons que le St Siège, et maintenant les conférences épiscopales américaine et canadienne, ont déclaré admissible de se faire vacciner avec les vaccins existants, tant que des vaccins éthiques ne sont pas disponibles. Ils préconisent de s’orienter vers des vaccins sans cellules d’embryons avortés à aucun stade de leur élaboration dès qu’ils seront accessibles – donc en Europe dès que le Curevac le sera – ou, en attendant, de se faire vacciner avec ceux n’utilisant des embryons avortés qu’en phase de test et non en phase de production également : Pfizer et Moderna plutôt qu’AtraZeneca et Johnson. Le Pape François et Benoît XVI ont été vaccinés (étant clairement des personnes fragiles du fait de leur âge).

Du coup, peu importe d’aller à l’église se confesser ou chez le prêtre. Si le pénitent ou le confesseur se sentent plus en sécurité dans un lieu ou l’autre, tant mieux. Si l’on porte un masque, qu’on se lave les mains avant et après et qu’on respecte les gestes barrières, il y a peu de risque de contamination. Le tout, c’est de se confesser.

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