Morale ou éthique ?

Dans les milieux où l’on se pique de penser, de réfléchir aux questions sérieuses, on parlera d’« éthique », tandis qu’on abandonnera la « morale » à l’obscurantisme dépassé de l’Église (la fameuse et horrifique morale « judéo-chrétienne »). On observera que le contenu de cette éthique, fort disputé dans ses points particuliers, correspond généralement à minimum de contenu pour un maximum de conformisme et de consensus sociologique. Exit le gouvernement de l’action humaine par la conscience éclairée par des repères objectifs toujours vrais, et place au flux et au reflux de l’opinion ou de la majorité (supposée) démocratique. S’agit-il d’un gain, permettez-moi d’en douter.

Abbé Hervé Courcelle Labrousse

Morale ou éthique ?
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