Mon petit-fils peut-il communier?

Si j`invite mon petit-fils à venir à la messe, avec moi : il a été baptisé. Au moment de la communion, il s`avance pour communier. Je sais qu`il ne fréquente pas l`Église. Est-ce que j`aurais dû l`en empêcher ?

Tout d’abord, cela nous semble un très beau geste que d’inviter son petit-fils à la messe et lui donner ainsi l’occasion de renouer avec une expérience de foi. La question ne précise pas si ce jeune a fait sa Première communion ou non. Si non, il ne faut effectivement pas qu’il communie. Il nous semble que c’est avant la messe qu’il faudrait le lui rappeler, en initiant ainsi un dialogue et en expliquant ce qu’est l’Eucharistie. C’est alors l’occasion d’une mini-catéchèse informelle mais ce sont parfois celles qui portent le plus. Pourquoi ne pas l’informer – sans insister – de la possibilité de préparer ce sacrement à tout âge, même grand adolescent ou adulte, et d’en parler à ses parents ?

Si le jeune a fait sa Première communion, il nous semble délicat de « l’en empêcher ». Même un grand-parent n’est ni son confesseur, ni son accompagnateur spirituel. L’idéal serait que, si le célébrant le connait, qu’ils puissent en parler un peu avant la messe.

Cela ne signifie pas non plus qu’il ne faut rien faire. Le grand-parent peut, avant ou après la messe, soulever le sujet, mais plutôt en posant des questions. Quel sens a pour son petit-fils l’Eucharistie ? Pourquoi souhaite-t-il/a-t-il communié ? Pense-t-il être prêt pour cela ? Il est sans doute difficile de décider à sa place mais on peut l’amener à s’interroger. C’est aussi l’occasion de témoigner sur le sens de l’Eucharistie pour soi et lui expliquer pourquoi on peut être gêné si quelqu’un la reçoit avec une certaine indifférence. Bref, le mieux est d’enclencher un dialogue sans blesser la personne.

L’idéal serait que cette expérience débouche sur d’autres messes partagées ensemble et, si le jeune est prêt, pourquoi pas lui faire partager une Adoration eucharistique.