Mariage, Confirmation et marraine

Je suis mariée (uniquement) civilement et comme nous ne souhaitons pas divorcer, nous vivons comme frère et soeur et j’observe une chasteté absolue, en qui me concerne. J’ai pour projet de me préparer au sacrement de confirmation, je suis baptisée, j’ai fait ma 1ère communion. Est-ce que je pourrais recevoir le sacrement de confirmation compte tenu de ma situation matrimoniale ? Ma future marraine est confirmée mais elle a l’âge d’être ma fille. Est-ce que l’âge a une importance ?

Quelqu’un a posé récemment une question très proche, quoique moins détaillée dans l’exposé de la situation : « Confirmation et mariage civil » (https://www.reponses-catholiques.fr/confirmation-et-mariage-civil/). Nous invitons la lectrice à s’y reporter.

Nous nous bornerons donc à lui conseiller d’en parler avec son curé. Lui seul peut statuer pour permettre de commencer le parcours de formation à la Confirmation (qui dure au minimum une année scolaire), en fonction de la situation maritale. Et, en dernière instance, c’est l’évêque qui décidera ou non d’administrer le sacrement.

Cela d’autant plus que la question fait valoir des aspects très intimes de la vie conjugale. Cela soulève plusieurs autres questions. Vivre comme frère et sœur est possible pour un couple catholique mais ce n’est pas le cas normal et doit être discerné avec un accompagnateur. Les deux conjoints sont-ils chacun pleinement d’accord sur ce point ou la situation est-elle plus ou moins imposée à l’un d’entre eux ? La lectrice est « d’une chasteté absolue » mais quid de son mari ? Selon l’Enseignement de l’Eglise, la chasteté dans un couple ne doit pas mettre l’un des deux en danger de pécher parce que, lui, n’a pas la force de s’y engager. C’est donc un état de vie possible mais radical.

Pourquoi ce couple ne se marie-t-il pas à l’Eglise ? Parce que l’un des deux (ou les deux) est divorcé remarié ? Dans ce cas, une démarche de nullité de la première union peut-elle être envisagée ? Cela devrait être regardé sérieusement : 90% des demandes de nullité ou de dissolution des mariages aboutissent. De plus, au-delà de l’aspect juridique un peu sec, certains diocèses ont mis en place un accompagnement spirituel spécifique des personnes concernées, et même d’éventuels enfants de la première union. Cet accompagnement aiderait ces derniers à accepter que le mariage dont ils sont issus soit déclaré nul et que la vérité soit faite pour que leur père ou mère puisse vivre chrétiennement sa deuxième union.

Cette démarche n’est-elle pas possible ou d’autres raisons empêchent qu’un mariage chrétien soit célébré ? Dans tous les cas, notre conclusion est la même: aller voir son curé qui est le seul pouvant proposer un chemin tenant compte de la situation de la personne.

L’âge de la marraine n’est pas, en soi, un obstacle. C’est d’abord sa maturité spirituelle et la solidité de sa vie chrétienne qui comptent le plus. Mais là encore, c’est avec l’accompagnateur de préparation au sacrement, son responsable et/ou le curé, qu’il faut discerner si cette personne convient pour être marraine de confirmation.

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