Mains dans les poches et nez en l’air à la communion

A propos de la communion dans la main, depuis la Cène, il y a eu l’Eglise. Pourquoi écarter l’enseignement et les pratiques de celle-ci pour aller faire comme les Apôtres? Sauf à vouloir tomber dans le subjectivisme moderniste (et protestant). Et voir des gens revenir les mains dans les poches après avoir communié dans la main.

La question soulève trois thèmes différents, que nous allons tenter de traiter pas à pas.

1° Pourquoi écarter l’enseignement de l’Eglise et ses pratiques pour aller faire comme les Apôtre ?

Le Christ a fondé l’Eglise sur les Apôtres et leur a donné mandat d’aller évangéliser toutes les nations. L’Eglise, ekklesia en grec, est l’assemblée des fidèles présidée par les Apôtres, puis, leurs successeurs les évêques. Ceux-ci ont reçu pour mission de « garder le dépôt » de la foi ( 1 Tm 6, 20 et 2 Tm 1, 14) contre les fausses doctrines. Donc, ne pas « faire comme les Apôtres », c’est, dans la sainte Eglise catholique et apostolique,  être infidèle au dépôt de la foi et être, tout simplement, dans la fausse doctrine. D’ailleurs, toutes les hérésies se traduisent par un refus de l’autorité des successeurs des Apôtres et une infidélité à leur apostolat.

2° Tomber dans le subjectivisme moderniste (et protestant)

S’agissant du protestantisme, il est né justement de ce que nous venons de dire : la révolte d’un moine, Luther, contre l’Enseignement de l’Eglise catholique, garanti par les successeurs des Apôtres, et le successeur du premier d’entre eux, Pierre, c’est-à-dire le Pape. Or, le Pape et le Magistère de l’Eglise enseignent qu’on peut communier dans la main. Dire qu’on ne peut pas, c’est être infidèle au Magistère de l’Eglise hérité des Apôtres.

Pour ce qui est du « subjectivisme moderniste », nous nous demandons ce que la question veut dire. S’agit-il des débats autour de ce qu’on appelle la « crise moderniste » à la fin du XIXe siècle et au début du XXe ? Les successeurs des Apôtres, donc les évêques, toujours eux, ainsi que les prêtres et bien des laïcs ayant des responsabilités en pastorale, ont reçu une solide formation en théologie, mais aussi en philosophie, sanctionnée par des diplômes canoniques. Ils sont donc au courant que la plupart des courants philosophiques actuels identifient la fin du XXe siècle et ce début du XXIe comme ère de la « postmodernité » dans l’histoire de la pensée. Dieu merci, ils sont par conséquent formés à répondre aux défis pastoraux de notre temps, plutôt que seulement ceux d’il y a plus d’un siècle.

3° Voir revenir des gens les mains dans les poches après avoir communié dans la main

Il y a donc dans nos messes des gens qui reviennent de la communion « les mains dans les poches »… Et d’autres le nez en l’air, occupés à diffamer, voire calomnier leurs frères plutôt que de s’occuper à se recueillir et à prier.

Mains dans les poches et nez en l’air à la communion
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