Maillot de bain et vocation (2/2)

En tant que jeune chrétienne je me pose beaucoup de questions sur le monde et sur ce qui est acceptable ou pas par rapport à ma foi. Qu’est ce que la pudeur et comment doit on s’habiller quand on est chrétien ? Est-il permis de se mettre en maillot de bain quand on est à la plage ou bien de porter des jupes ou des shorts courts ? L’usage d’artifice comme mettre un peu de maquillage ou le port de bijoux est il nécessairement mal ? On entend souvent dire que le mondain, les festivités et les vanités sont nuisibles pour la foi et nous éloigne de Dieu, doit on en vivre éloigner ? sinon qu’elle en sont les limites ? (2/2)

Ce deuxième volet est une tentative d’approfondir l’interrogation existentielle qui transparait dans cette question. Si le chrétien n’est pas du monde, il est dans le monde, nous l’avons rappelé au volet précédent. Cela signifie qu’il doit s’engager à travailler pour l’Evangile dans chacune de ses activités, selon son devoir d’état. Le Pape François rappelle régulièrement cette nécessité de l’engagement du chrétien qui n’est pas une option.

Pour autant, le retrait du monde est une tradition bien implantée dans la vie chrétienne, qui a donné des fruits édifiants pour l’Eglise et le monde. Toute la vie monastique en est la preuve. Il y a donc là une vraie fécondité spirituelle.

L’enjeu pour une jeune chrétienne n’est pas de savoir si elle se met en maillot ou si elle se maquille. Il est de savoir, nous l’avons dit à l’article précédent, comment elle va œuvrer pour la plus grande gloire de Dieu. Il nous semble donc que, si elle se pose ce type de questions, c’est peut-être que la question d’une vie plus contemplative doit être soulevée. Y aspire-t-elle ? Son appel est-il davantage d’évangéliser sur les plages en maillot ou tirée à quatre épingles à son travail ?

L’engagement radical à la suite du Christ n’est pas facile mais il est une telle grâce qu’il ne faut pas le laisser passer. Si quelqu’un aspire, plus ou moins confusément, à une vie contemplative, il ou elle doit regarder sérieusement ce qu’il en est. En en parlant à un prêtre ou un accompagnateur spirituel bien formé. En allant se renseigner au service des vocations de son diocèse. En rencontrant la prieure d’un Carmel ou tout autre couvent, et si l’entretien est encourageant, en y faisant un stage de quelques jours. Ultimement, au bout de plusieurs mois, en faisant une retraite d’élection si le processus de discernement avance positivement.

 

Peu de personnes sont réellement faites pour la vie monastique. Mais que nos lecteurs ne passent pas à coté de cette vocation, s’ils ont la joie d’y être appelés par leur Seigneur !

Maillot de bain et vocation (2/2)
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