Les sacrements lefebvristes sont-il réellement illicites?

https://www.reponses-catholiques.fr/les-sacrements-de-la-fraternite-st-pie-x-sont-ils-licites/ Dans cette réponse vous dites qu’il n’est pas licite de communier à une messe de la Fsspx. Pourtant, non seulement mon prêtre mais aussi mon évêque, m’autorisent à aller aux messes lefebvristes s’il n’y a pas d’autres messes de forme extraordinaire (selon ma “sensibilité”).  L’argument étant que le statut de la fsspx est si particulier que rien n’indique qu’il est formellement interdit de s’y rendre tant qu’on ne partage pas leurs erreurs: – elle en effet est considérée comme catholique et non schismatique (de l’aveu même de Benoît XVI ou François si ma mémoire est bonne: c’est une congrégation doctrinale qui s’occupe des discussions avec elle et non celle pour l’unité des chrétiens) – elle a été sanctionnée pour des problèmes d’obéissance mais les sanctions ont depuis été levées – elle n’est pas reconnue en pleine communion avec l’Église (terme floue pour moi) mais possède la juridiction romaine pour deux sacrements (soit on est hors de la communion de l’Église soit on l’est totalement non? Quel principe est il invoqué pour l’être “à moitié”?); etc. Avez-vous un document du Pape interdisant explicitement de se rendre et de communier à une messe lefebvriste svp? Ou la situation est-elle vraiment si ambiguë? Par ailleurs, étant donné la difficulté de s’y retrouver actuellement en matière doctrinale, pourriez-vous m’indiquer une bonne formation en théologie ou en droit canon pour y voir plus clair dans l’Église aujourd’hui s’il vous plaît?

 Nous sommes bien d’accord avec l’auteur de la question pour considérer que le statut de la FSSPX est flou depuis la levée partielle des sanctions à leur égard et la reconnaissance de deux de leurs sacrements depuis l’Année de la Miséricorde. Mais si le Pape François a voulu faire ce geste de Miséricorde, il ne nous semble pas adéquat de le lui reprocher. Par ailleurs, cependant, un prêtre n’a pas autorité pour autoriser, justement, un de ses paroissiens à participer à une messe lefebvriste. S’agissant de l’évêque, nous ne sommes pas là pour dire ce qu’il a à faire mais nous nous demandons comment il justifie cette décision. Un autre point, plus pastoral, interroge : s’il « autorise à aller aux messes lefebvristes s’il n’y a pas d’autres messes de forme extraordinaire (selon ma “sensibilité”). », cela indique que certains fidèles sont désireux de participer à la messe en rite extraordinaire. Ne serait-il pas pertinent de proposer davantage de ces messes dans son diocèse, plutôt que d’envoyer les fidèles chez des gens qui ne sont pas « en pleine communion » avec l’Eglise ?

En revanche, nous maintenons bien ce que nous disions dans notre article précédent : les sacrements de la FSSX autres que la Réconciliation et le Mariage (+ le Sacrement des malades sur le principe de la Miséricorde en cas de danger de mort) ne sont pas licites et tout catholique de bonne foi ne doit pas y avoir recours. Certes, il est vrai qu’on ne parle plus de schisme depuis la levée des excommunications des quatre évêques lefebvristes par Benoît XVI. Mais, en particulier, l’Eucharistie et l’Ordination ne sont certainement pas licites : ce n’est pas parce que les excommunications ont été levées que les ordinations faites par les évêques concernés sont licites. Il y a bien un évêque catholique dans chaque lieu où se trouve un évêque lefebvriste, preuve que ce dernier n’est pas reconnu par l’Eglise.

Pour appuyer nos dires, nous trouvons intéressant de citer deux sources. L’une peut difficilement être taxée d’hostilité injustifiée vis-à-vis de la FSSPX et l’autre de complaisance à son égard : Situation de la FSSPX – Riposte-catholique (riposte-catholique.fr) et La Fraternité Saint-Pie-X exprime sa « reconnaissance » au pape François (la-croix.com). Et il nous semble que la déclaration du secrétaire de la Commission Ecclesia Dei, en charge des relations avec les lefebvristes, est une source suffisamment crédible.

Pour aller plus loin, le lecteur a, en effet, intérêt à bien se former en théologie, plutôt que d’écouter tout et le contraire de tout. Plusieurs diocèses ont des formations de base pour laïcs très bien faites, du type Centre d’intelligence de la foi. Certaines facultés de théologie ont aussi des parcours entre un et trois ans , comme le cycle Croire et comprendre du Centre Sèvres, les IPER, ISTR etc. Celui qui voudra aller plus loin pourra suivre un baccalauréat canonique (5 ans) dans une faculté catholique: pour la France, Angers, Toulouse, Lyon, Lille, l’ICP, le Centre Sèvres, les Bernardins, l’université publique sous régime concordataire de Strasbourg-Metz. (Nous espérons ne pas en oublier). Ces universités proposent aussi des cours en auditeur libre, en cours du soir, des formations diplômantes à distance etc. Enfin, certaines congrégations comme les Dominicains ont des cycles canoniques 100% en distantiel.

Car cette question interroge plus largement sur l’attitude ecclésiale décrite. Nous connaissons des fidèles très attachés au rite extraordinaire qui, faute de mieux lorsqu’ils ne trouvent pas de messe « St Pie V » ou pour d’autres circonstances, participent à l’Eucharistie sous la forme ordinaire. Tout comme des personnes habituée au rite « St Paul VI » préfèreront aller à une messe traditionnaliste plutôt que pas du tout. Comment se fait-il que l’auteur de la question préfère aller hors de la communion catholique plutôt que de célébrer avec ses frères en Eglise ? Qu’est-ce que cela dit du « sentir avec l’Eglise », comme dit St Ignace de Loyola à la fin des Exercices spirituels ? Ou, comme ce très grand saint qui a fait rayonner l’Eglise catholique dans le monde entier le dirait autrement, est-ce que cela convient ?

Commentaires

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