Les papes et l’erreur

croix en or

Existe-t-il dans l’histoire des Papes ayant enseigné l’erreur?

On peut répondre à la question en demandant simplement : « quelle erreur ? ».

Pour être plus complet, rappelons que le dogme de l’infaillibilité pontificale a été promulgué par le Concile de Vatican I, dans la constitution dogmatique Pastor Aeternus en 1870. Brutalement interrompu par le conflit en cours, le concile n’a pu voter qu’une partie des textes prévus, dont celui de la « primauté pontificale ». Ce dogme se fonde dans l’Ecriture sur le mandat que le Christ a donné à St Pierre, premier « pape » : « Mais , afin que ta foi ne défaille point; et toi, quand tu seras converti, affermis tes frères » (Lc 22, 32).

Il en résulte que, en dernière instance, le Pape peut prendre des décisions éclairées par l’Esprit Saint, et qu’il ne peut commettre d’erreur sur ces points. L’Esprit Saint, en effet, ne peut tromper son serviteur. Contrairement à ce qui se dit parfois, l’infaillibilité pontificale n’est pas permanente et pas attachée à la personne mais à la charge assurée. Elle ne joue que dans des conditions particulières :

  • Au cours d’un concile, c’est-à-dire que le collège des évêques a pu débattre
  • Sur des questions de foi et de mœurs, c’est-à-dire sur ce qui relève directement de l’Enseignement de l’Eglise et de la responsabilité du Pape.

Depuis la promulgation du dogme, l’infaillibilité pontificale n’a été utilisée qu’une fois, en 1950, lorsque Pie XII a promulgué le dogme de l’Assomption. Il l’a fait avec une très large approbation de bien des évêques. En outre, l’Assomption correspondait déjà à une pratique de dévotion mariale très répandue parmi les fidèles depuis des siècles.

Il en résulte qu’un Pape est infaillible lorsqu’il enseigne ex cathedra, sur des sujets de foi et de mœurs, comme nous venons de le voir. Il peut se tromper dans d’autres circonstances : conversations privées, interview, après son abdication, en commentant un match de foot etc.

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