Les masques et vaccins sont-ils la marque de la Bête?

Le port du masque obligatoire serait-il ainsi que le futur vaccin la marque de la Bête telle que Saint-Jean la décrit dans l’Apocalypse au chapitre 13 ?

Qui, parmi les lecteurs, accepterait de se faire opérer sans que le chirurgien porte un masque ? Le chirurgien est-il un suppôt de la Bête de l’Apocalypse ? Et qui n’a jamais été vacciné contre le BCG ou le tétanos ? Qui n’a pas un parent ou grand parent âgé vacciné contre la grippe ? Qui ne se fait pas vacciner quand il voyage dans des pays à la situation sanitaire précaire ? Les missionnaires catholiques qui, depuis le XIXe siècle, ont vacciné des milliers d’enfants contre toutes sortes de maladies, la variole dont l’humanité a été débarrassée, ou autre, dans leurs dispensaires sont aussi des suppôts de Satan ?

La pandémie de la COVID 19 a été l’occasion de relire les autres pandémies, de la peste noire, à la grippe espagnole, puis celle de Hong Kong. Des peintures du Moyen Age, des photos du XXe siècle indiquent que les gens se couvraient le visage pour ne pas respirer l’air considéré comme « pestilentiel ». Des photos montrent que, dès la grippe espagnole, des employés de bureau, des serveurs de restaurant portaient des masques. Ces gens étaient des agents du diable ?

Que le port du masque soit un sujet de débat public, que certains le considèrent comme excessif dans certains cas comme en milieu ouvert, soit. Mais c’est une discussion politique. Que des vaccins posent des questions éthiques – une rumeur court sur l’usage d’embryons humains dans les vaccins testés contre le coronavirus, mais c’est malheureusement avéré pour d’autres médicaments et vaccins – c’est possible et cela doit être discuté, et bien sûr dénoncé. Mais dire que, par principe, le port du masque ou le fait même de se faire vacciner sont la marque de la Bête, ça n’a pas grand-chose de théologique.

A l’inverse, l’Eglise demande que les traitements et les soins qui conviennent (s’ils ne posent pas de problèmes éthiques, ce qui est heureusement peu courant) soient administrés pour sauver sa vie et celle des autres. Par exemple, les bénéficiaires de guérisons inexpliquées lors de veillées de guérison sont toujours invités à poursuivre leur traitement tant que le médecin ne leur dit pas d’arrêter, même s’ils sont miraculeusement guéris.