Les anges, c’est dépassé ?

L’Église confesse, en s’appuyant solidement sur la Sainte Écriture, l’existence de « puissances » invisibles, de créatures spirituelles, personnelles et immortelles appelées « anges ». Nul ne peut contester que leur existence appartiennent au donné biblique. Ils ne sont pas des « êtres divins », mais des créatures soumises à Dieu.

Créés bons, certains d’entre eux choisirent l’infidélité à Dieu, tandis que les autres restèrent fidèles au Créateur. Les anges bons forment la cour céleste, « adorateurs éternels, ministres du Christ, médiateurs entre les hommes et Dieu, gardiens des fidèles et des peuples, modèles de l’union intime avec Dieu » (Dictionnaire du christianisme ancien). C’est de leur ultime fonction, « messagers des ordres divins », que vient leur nom (ange, d’« angelos », envoyé, en grec). De leur côté, les anges déchus, Satan à leur tête, cherchent sans cesse depuis leur chute à provoquer celle des hommes. L’Église rend un culte liturgique aux anges gardiens depuis le XVIe siècle et, depuis plus longtemps encore (IVe siècle), aux saints archanges Michel, Gabriel et Raphaël.

Telle est la foi de l’Église. C’est sur elle que s’appuie notre relation avec eux. Elle consiste en premier lieu à nous joindre à leur adoration, par notre participation à la Sainte Liturgie, anticipation du culte de la Jérusalem céleste. Le « Sanctus » est la prière continuelle des anges au Dieu « trois fois saint ». Elle comporte aussi l’accueil de leur ministère que l’ancien catéchisme résumait ainsi : « la divine Providence a confié aux anges la tâche de protéger la race humaine et d’assister les hommes individuellement, pour qu’ils soient à l’abri de tout dommage ». Les anges assurent donc auprès de chaque homme, une tâche de protection et d’intercession « pour nous conduire à la vie » (Saint Basile). Leur action ne remet pas en cause notre liberté, elle est à son service.

Abbé Hervé Courcelle Labrousse

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