L’épreuve vient-elle de Dieu?

Je discutais avec un ami du livre Indomptable de John Eldredge (un pasteur protestant). L’auteur y dit que Dieu peut nous envoyer des épreuves pour nous fortifier dans notre foi. J’ai dit alors que c’était une conception protestante du mal, et que la conception catholique était que des épreuves peuvent survenir dans notre vie, et que bien que Dieu n’en soit pas l’auteur, il permet que nous les subissions. J’ai un doute sur la véracité de ce que j’ai dit. Dieu peut-il nous envoyer des épreuves de son propre chef ? En vous remerciant encore pour la qualité de vos réponses

La réponse faite par l’auteur de la question est juste, même si elle peut être développée et nuancée. Il est sûr que la foi catholique n’attribue jamais aucun mal à Dieu. Mais la théologie catholique a pu formuler la même chose que l’ami en question. En outre, Dieu est éducateur (c’est le titre de la thèse d’un bibliste, Patrick Pouchelle). Il peut corriger comme un parent corrige son enfant. Un parent ne fait pas de mal à son enfant, ou alors ça donne des catastrophes. Mais il peut le punir, ou plus simplement, le mettre dans une situation qui le pousse à se dépasser. En ce sens, c’est une épreuve, non un malheur.

Parallèlement, il faut bien constater que le mal arrive. Cela renvoie à tous les débats sur les causes du mal qui nous entraineraient trop loin (cf. nos articles sur cette question) mais il ne vient pas de Dieu. En revanche, le Seigneur sera à notre côté pour traverser ce malheur et, de fait, notre foi peut en sortir fortifiée.

Un autre aspect du sujet est que le péché engendre le péché et ça ne peut que conduire à des malheurs, pour soi ou d’autres, à court ou moyen terme. Une épreuve peut être une alerte, un moyen de se poser des questions et de réformer sa vie. St Ignace de Loyola explique dans ses Exercices spirituels que les fruits de la consolation sont la paix, la joie, le dynamisme. La désolation engendre trouble, tristesse, colère, peur. Si l’on éprouve ces sentiments, c’est qu’on doit discerner une conversion à faire dans sa vie.

Commentaires

  1. Mélusine 888

    Bonjour, ma vision est celle d’Annick de Souzenelle (psychanalyste jungienne). VA VERS ton TOI… Ce qui bien sûr est une vision gnostique et pas catholique. Dieu ou le Christ n’étant pas exotérique mais ésotérique. En cous, du point de vue astral tout concorde. Pluton (justice immanente et saturne étaient conjoints il y a 500 ans, comme maintenant. Epoque de la réforme, de la renaissance, mais aussi de peste. Comme s’il fallait subir des épreuves (en Afrique les adolescent doivent aussi passer des épreuves pour se séparer de sa famille et se mettre au service d’un Totem ou d’un dieu. Pour les astrologues: l’épreuve, c’est saturne (tout ce qui ne nous détruit pas nous renforce,…). Epreuve de JOB ou échelle de Jacob. l’église a souvent tendance à associer saturne à Satan (bon! simple constatation: saturne est lié au samedi: jour du shabbat…mais pour d’autre du Sabbat). Quant à la suite, on verra…..Perso, j’ai accueilli ce Covid comme une bénédiction. L’humain commençait à s’éloigner de plus en plus de sa composante divine (transhumanisme et autre diablerie scientistes,…).

Les commentaires sont fermés.