L’Eglise et les migrants

bon samaritain

Que dit vraiment l’Eglise de l’immigration ?

L’Eglise fonde les propos de ses pasteurs sur l’immigration sur le fait que l’accueil de l’étranger est une constante de son Enseignement. « J’étais étranger et vous m’avez accueilli » dit Mt 25, 43.

Dans le cadre de l’année jubilaire de la Miséricorde, Le Pape François a rappelé les oeuvres corporelles de la miséricorde, dont celle d’ « accueillir les étrangers ». Toujours dans le récit du Jugement dernier en Mt 25, 31-46, le Christ considère qu’agir ainsi vis-à-vis « d’un de ces plus petits qui sont mes frères », « c’est à [Lui] que vous l’avez fait ».

Agir ainsi n’empêche pas cependant, ni le discernement pour faire ce qu’on peut réellement et ne pas être inefficace, ni « l’option préférentielle pour les pauvres » (Concile de Vatican II) lorsqu’on ne peut aider tout le monde et qu’il faut prioriser des personnes, ni bien sûr la légitime défense en cas d’agression ou d’abus. Ainsi, parmi les migrants, des minorités religieuses victimes de génocide peuvent légitimement être priorisées par rapport à d’autres personnes moins exposées. L’Eglise n’a jamais recommandé un accueil qui ne s’accompagnerait pas de la vertu de prudence et qui léserait les pauvres non migrants.

Le lecteur peut retrouver les grandes lignes de ces propos dans l’article suivant :

http://www.infocatho.fr/mgr-giampaolo-crepaldi-quatre-criteres-pour-orienter-les-politiques-migratoires/

  • Le premier droit est celui de vivre sur sa terre et de ne pas avoir à émigrer
  • Ceci dit, le droit à émigrer pour avoir une vie meilleure, fuir des combats etc, est affirmé par l’Eglise
  • Ce qui n’est pas, en revanche, un droit à immigrer. Un pays est fondé à réguler, et même arrêter des flux migratoires par souci du bien commun
  • Les chrétiens, dans ce cadre, ont un devoir de charité envers les migrants.
L’Eglise et les migrants
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