L’Eglise et le deuil d’un enfant

Mon enfant est mort. L’Eglise n’a rien à me dire, que pourrait-elle dire?

Effectivement, a priori, personne ne peut dire grand chose à une mère qui a perdu son enfant. A part présenter ses condoléance, la seule chose à exprimer, peut-être dans un premier temps, c’est le silence. Cela d’autant plus si l’on ne connait rien de la vie de la personne et des circonstances du décès de son enfant.

Pourtant, dans un deuxième temps, on peut se rappeler que l’Ecriture est finalement l’Histoire de l’humanité et donc celle de toutes les expériences humaines, les bonnes comme les pires.La joie de Noël se teinte dès le 28 décembre de la mort des Saints Innocents. Peut-être qu’une mère en deuil peut alors entendre le prophète Jérémie cité en Lc 2, 18: “une voix dans Rama s’est fait entendre, pleur et longue plainte: c’est Rachel pleurant ses enfants; et en veut pas qu’on la console, car ils ne sont plus”.

Sans doute faut-il du temps encore pour méditer avec la Vierge Marie qui vient de perdre son enfant, au pied de la Croix comme elle. A défaut de parler et d’être maladroit pour les chrétiens qui veulent bien faire, mais aussi d’être enfermé dans ses pensées tristes pour la personne en deuil, dire le chapelet, avec ses automatismes mais sa profondeur simple et spirituelle à la fois, s’avère à ce moment-là précieux.

En tous cas, il peut aider à traverser un Samedi Saint personnel qui peut être plus ou moins long. Mais qui débouche tôt ou tard sur Pâques.

 

 

 

 

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