L’Eglise empêche-t-elle vraiment l’évangélisation des musulmans?

En ce qui concerne le premier cas, cela remonte à 2000 lorsque j’ai rencontré ce jeune algérien en Italie contraint de quitter son pays afin de répondre à un appel intérieur, il connaissait bien le Coran. Le deuxième cas est plus récent, il s’agit d’un jeune Kabyle totalement ignorant de l’islam et de ses pratiques, comme les autres membres de sa famille demeurés au pays. En fait dans ce premier cas une révolte grondait, venu en Europe afin d’y recevoir le baptême ce jeune n’y trouva pas l’aide et l’accueil qu’il pensait y trouver, il me semble que sur le territoire français il ne craignait rien. Ne nous voilons pas la face, une partie des catholiques occidentaux ne sont plus en mesure de témoigner de leur foi, ce jeune kabyle ne s’y trompait pas! Enfin en ce qui concerne ce jeune d’origine marocaine qui ne se rendait plus au lycée, lui aussi ignorait le Coran, ses parents mahométans d’origine mais non pratiquants craignaient que ce prêtre qui l’aidait dans ses études ne le convertisse au christianisme, si les parents de ce jeune n’avaient pas jugé nécessaire de lui faire lire le Coran, il me semble qu’il ne revenait pas à ce prêtre de le faire! Pour ma part j’admire des hommes tels que le Bienheureux Père Charles de Foucauld ainsi que le cardinal Lavigerie fondateur des Pères Blancs, de véritables apôtres de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Faut-il vous rappeler les passages du Nouveau Testament concernant l’urgence de l’annonce de la Bonne -Nouvelle pour le salut des âmes ? Cela concerne nos concitoyens également, je ne m’étendrai pas sur le cas de très proches.

Cette question fait suite à notre réponse  « Offrir un Coran à un musulman » : https://www.reponses-catholiques.fr/pourquoi-ne-pas-evangeliser-les-musulmans/. Nous sommes bien d’accord avec l’auteur que bien des catholiques occidentaux ne sont plus en mesure de témoigner de leur foi, y compris des prêtres et religieux(ses). Mais nous suggérons à nos lecteurs de ne pas être naïfs. Nous réitérons notre conseil de s’engager à évangéliser les musulmans, en Europe comme au Maghreb. Outre la plus grande gloire de Dieu qui en résultera, la connaissance concrète du sujet permettra à nos lecteurs d’aiguiser leur discernement et de savoir de quoi ils parlent à propos de cet apostolat difficile.

Car des Algériens musulmans qui ont reçu le baptême en Algérie, nous en connaissons. Des chrétiens algériens qui doivent vivre dans la clandestinité la plus totale depuis des décennies, nous en connaissons aussi. Bref, des Algériens voulant vraiment se faire baptiser en Algérie y arrivent. Qu’un Kabyle raconte qu’il a quitté son pays pour demander le baptême, non pas du fait de persécutions d’islamistes ou des autorités, mais parce qu’aucun prêtre n’a voulu le baptiser sur place, nous nous demandons si ce n’est pas un bobard. Il est plus fort à parier qu’il voulait migrer, comme des dizaines de milliers d’autres, et que la question du baptême n’en était qu’une parmi les autres motifs de son exil. Car il y a quatre diocèses en Algérie. S’il avait vraiment voulu rester, il aurait pu s’adresser à un autre diocèse.

Pour le Marocain en France, l’auteur de la question reconnait lui-même que ses parents craignaient que le prêtre le convertisse. Ce dernier devait donc tisser une relation avec la plus grande prudence, plutôt que de chercher à toutes forces à le baptiser. Ce qui ne veut pas dire que ce jeune ne cheminera pas.

Quant à dire qu’un chrétien d’origine musulmane ne risque rien en Europe, voilà qui est choquant. Que le lecteur visionne le film L’Apôtre, qu’il se renseigne sur des faits-divers – certes étouffés mais que des sites chrétiens ont relayés – comme cette convertie tuée par son mari à Milan, ou cet Iranien assassiné par ses compatriotes musulmans dans la jungle de la Grande Synthe.

Venons-en aux Pères Blancs. Pendant la présence française en Algérie, ils ont effectivement commencé une évangélisation assez active de la Kabylie, au point que certains experts affirment que 10% de cette région avait été christianisée. Mais ce sont les autorités françaises laïques et anti-chrétiennes du Bureau des affaires arabes qui les ont sommés d’arrêter et de se cantonner à l’éducation et au travail social. Pas l’Eglise ou un quelconque évêque. Tout comme de nos jours, les Missionnaires de la Charité présentes dans ce pays ont été interdites de visites dans les maisons et villages, accusées de prosélytisme. Non pas par leur évêque mais bien par le gouvernement algérien, qui les a seulement autorisées à tenir un jardin d’enfants (ce qui ne veut pas dire qu’elles ne portent pas ainsi des fruits).

Pour ce qui est du Bienheureux Charles de Foucauld, chacun sait qu’il a n’a jamais baptisé personne dans le Sahara et qu’il est mort victime d’un musulman local. C’est après sa mort que son extraordinaire fécondité spirituelle s’est déployée, jusque dans le plus tragique. En effet, lors de l’assassinat du Père Hamel, étaient présents à sa dernière messe des religieuses âgées et un vieux couple. Les assassins ont aussi égorgé le monsieur âgé. Pendant qu’il agonisait, il a récité la prière d’abandon de Charles de Foucauld… Et finalement survécu. Nous espérons que cette intercession de l’ermite du Sahara sauvera d’autres vies et évangélisera d’autres cœurs: https://www.youtube.com/watch?v=KNj9WeQiYlI

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