Le précepte dominical

Question:  L’INSEE  qualifie de “catholique pratiquant” la personne qui va à la Messe une fois par mois. Cette personne ne manque pas de communier dans la plupart des cas. Doit-elle au préalable recueillir le sacrement de réconciliation ? En d’autres termes, le fait de zapper 3 dimanches sur 4, constitue-t-il un péché susceptible d’interdire la communion sans confession préalable ?

 

En soi, le fait de ne pas satisfaire à l’obligation dominicale est un péché touchant à une matière grave (il s’agit de l’un des dix Commandements de Dieu: le 3e: “Rappelle-toi de sanctifier les fêtes”). Si nous sommes conscients de ce commandement, y manquer délibérément est un péché mortel. Nous ne pouvons pas communier sans s’être confesser préalablement. Cependant, beaucoup de fidèles semblent aujourd’hui ignorer l’existence de ce commandement – et pas toujours par leur faute, le catéchisme ayant été particulièrement maltraité au cours des dernières décennies. Il n’est donc pas certain que ces catholiques “pratiquants” au sens sociologique du mot soient en état de péché. Ici, comme souvent en matière morale, il y a la réalité objective et la réalité subjective. Objectivement, c’est un péché grave. Subjectivement, seule la personne et son confesseur peuvent répondre à cette question. Ce qui n’empêche pas – bien au contraire! – d’éclairer la conscience des intéressés.

Le précepte dominical
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