Le message de soeur Faustine sur la miséricorde divine

J’ai évoqué voici quelques jours, à la demande d’un lecteur, les sources scripturaires sur la miséricorde divine. Ce même lecteur m’interrogeait également sur le message de soeur Faustine et la consécration du monde à la miséricorde divine.

Soeur Faustine, de son nom de baptême Hélène Kowalska, est née à Glogowiek en Pologne, le 25 août 1905, et morte à Cracovie, le 5 octobre 1938. Elle entre chez les sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde, le 1er août 1925. Au cours de sa brève existence, elle aura plusieurs visions, notamment de Jésus Lui-même, qui lui apparut le 22 février 1931, comme le « Roi de la Miséricorde divine ». C’est cette vision que Soeur Faustine fit représenter dans son fameux tableau de Jésus miséricordieux, que nous avons reproduit ci-dessus.

Au cours de ces visions, Soeur Faustine reçut la mission de diffuser la dévotion à la miséricorde divine, avec plusieurs types de dévotion:

1) d’abord, la prière devant des représentations de ce tableau (dont le Christ promit que l’âme qui l’honorerait ne serait pas perdue);

2) ensuite, une dévotion au dimanche de la sainte miséricorde (dimanche suivant la grande fête de Pâques, dont Jean-Paul II, qui avait une grande dévotion à Soeur Faustine, fit la fête liturgique de la sainte miséricorde);

3) enfin, une récitation un peu particulière du chapelet, dite chapelet de la miséricorde, selon ce que le Christ avait dit à Soeur Faustine:

Par ce chapelet tu obtiendras tout, si ce que tu demandes est conforme à Ma volonté. […]

Quiconque le dira accédera à une grande miséricorde à l’heure de sa mort. Les prêtres le recommanderont aux pécheurs comme ultime planche de salut; même le pécheur le plus endurci, s’il récite ce chapelet une seule fois, obtiendra la grâce de Mon infinie miséricorde.

Le message de Soeur Faustine a été conservé dans son Journal.

Comme la religieuse était très peu éduquée, bien des passages sont équivoques. D’autres sont d’une sensibilité assez étrange pour des Français du XXIe siècle; de la même façon, on peut ne pas apprécier esthétiquement la représentation de Jésus miséricordieux (j’avoue que c’est mon cas). Certaines phrases du Journal ont même été jugées hérétiques à la fin des années 1950.

Mais le message de Soeur Faustine, lu avec prudence, et notamment sous l’autorité de l’Eglise (qui reprit à son compte bien des intuitions de la sainte), est un magnifique hymne à la miséricorde, dont notre monde a tant besoin.

Soeur Faustine a été béatifiée en 1993 et canonisée en 2000.

Quelles que soient notre sensibilité, notre goût esthétique, ou notre façon de prier, nous pouvons, en tout cas, retenir ces points majeurs du message de la sainte:

Je ne veux pas punir l’humanité endolorie, mais Je désire la guérir en l’étreignant sur Mon coeur miséricordieux. […]

J’ai ouvert Mon cœur, en tant que source vivante de miséricorde; que toutes les âmes y puisent la vie, qu’elles s’approchent de cet océan de miséricorde avec une très grande confiance. Les pécheurs obtiendront justification et les justes seront affermis dans le bien. […]

Le pécheur comme le juste ont besoin de Ma miséricorde. La conversion comme la persévérance sont une grâce de Ma miséricorde.

NB: on trouvera une biographie succincte et autorisée de la sainte, ainsi qu’un résumé de son message, sur le site du Vatican.

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