Le cavalier blanc de l’Apocalypse

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Qui est le cavalier blanc de l’Apocalypse ?

L’Apocalypse décrit en effet au chapitre six quatre cavaliers, devenus célèbres, montés sur des chevaux de quatre couleurs : un blanc, un rouge (ou roux selon les traductions), un noir et un « verdâtre ». Vus les versets qui les décrivent, le cavalier au cheval rouge est habituellement interprété comme une métaphore de la guerre, le noir comme la famine et le verdâtre comme la mort, ou parfois la peste, résultats habituels des deux fléaux précédents.

Mais quid du blanc ? Les interprétations les plus farfelues ont cours. Une ligne d’interprétation y voit le mal, ou Satan, chef des trois suivants, leur ouvrant la route pour détruire et tuer. Il nous semble, en nous appuyant sur le théologien jésuite spécialiste de St Jean, Yves Simoens, que cette interprétation ne tient pas.

En effet, le cheval est blanc, ce qui est symbole habituel de divinité et/ou de pureté : le personnage divin de la vision inaugurale en Ap, 1, 14 a des cheveux blancs, les Vieillards du chapitre 4 sont vêtus de blanc etc. Il est difficile de croire qu’un personnage démoniaque ait une monture blanche, d’autant plus que le dragon maléfique en Ap 12, 3 est rouge. Mais surtout, le cavalier au cheval blanc « partit en vainqueur et pour vaincre encore » (Ap 6, 2). Or, le livre décrit la victoire du Christ malgré le déchainement – finalement impuissant – de la violence.

Ce cavalier est donc plutôt le Christ. Les trois autres le suivent pour contrer son action mais, comme il les précède et a reçu la royauté (il porte une couronne), ils ne pourront pas empêcher sa victoire.

Le cavalier blanc de l’Apocalypse
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