La pratique du spiritisme est-elle interdite?

Oui, l’Eglise catholique réprouve la pratique du spiritisme (c’est-à-dire le fait d’essayer de converser avec les esprits, qu’il s’agisse de l’esprit des défunts ou des esprits démoniaques) – qu’il s’agisse de “faire tourner les tables” ou de toute autre façon d’évoquer les esprits.

Cette interdiction n’est d’ailleurs pas spécifique au catholicisme, puisque Moïse avait déjà formellement interdit ces pratiques au peuple hébreu (Dt XVIII,11).

Le catéchisme de l’Eglise catholique précise (n°2117):

Toutes les pratiques de magie ou de sorcellerie par lesquelles on prétend domestiquer les puissances occultes pour les mettre à son service et obtenir un pouvoir surnaturel sur le prochain, – fût-ce pour lui procurer la santé -, sont gravement contraires à la vertu de religion. Ces pratiques sont plus condamnables encore quand elles s’accompagnent d’une intention de nuire à autrui ou qu’elles recourent à l’intervention des démons. Le port des amulettes est lui aussi répréhensible. Le spiritisme implique souvent des pratiques divinatoires ou magiques. Aussi l’Eglise avertit-elle les fidèles de s’en garder.

Dans le meilleur des cas, la pratique du spiritisme est gravement imprudente (on ne sait jamais sur quel esprit on va “tomber”). Dans le pire des cas, elle s’apparente à des pratiques satanistes, visant à rendre un culte – qui n’est dû qu’à Dieu seul – aux démons.

NB: il est évident que ce qui est réprouvé est la pratique délibérée de contacter les esprits. Il peut fort bien se faire qu’un saint soit favorisé de révélations particulières et qu’un esprit lui parle, sans qu’il l’ait recherché. Ce qui n’a rien à voir avec du spiritisme.

 

La pratique du spiritisme est-elle interdite?
Notez cet article