L’Église annule-t-elle les mariages ?

Clairement, la réponse est non.

Le fondement du mariage, c’est la volonté échangée par un homme et une femme de s’unir selon les conditions que demande l’Église (liberté, indissolubilité, fidélité, accueil et éducation des enfants, …). Cet engagement naturel (il prend sa source dans la création de l’homme, « au commencement », Livre de la Genèse), est un sacrement, que nulle puissance ne peut défaire, s’il a été validement célébré. Le mariage catholique est indissoluble.

Inutile de dire que l’Église ne changera pas là-dessus.

Mais, par contre, il est tout aussi clair que tous les mariages ne sont pas valides. C’est malheureux, mais c’est la réalité. Le manque de liberté, les troubles psychologiques, le refus délibéré des valeurs chrétiennes, parmi beaucoup d’exemples, peuvent rendre l’engagement inopérant.

Alors, dans certains cas, au terme d’un processus long et détaillé, l’Église (en l’occurrence ses tribunaux) pourra éventuellement constater la situation réelle du mariage : malgré les apparences, le consentement ne s’est pas réalisé. Par conséquent, il n’y a pas eu de mariage.

Ce blog ne peut prendre en charge des demandes trop personnelles et trop délicates. C’est pourquoi, si des personnes de posent des questions sur la validité d’un mariage, si certaines souffrent d’une situation qui semble faussée dans ses fondements (pas seulement ébranlée par une crise passagère), le mieux est de prendre contact avec la personne qui, dans le diocèse, est chargée du discernement de ces questions. Elle est habilitée à vous aider dans ce processus parfois nécessaire. Elle saura répondre à toutes (ou presque) les questions. N’hésitez pas à le faire.

Abbé Hervé Courcelle Labrousse

L’Église annule-t-elle les mariages ?
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