Fête nationale

Je ne peux accepter la Fête nationale française sans penser aux guillotinés, à l’enfant disparu qui serait devenu Louis XVII. Je ne me réjouis pas le 14 juillet. Charlemagne a été couronné un 25 décembre, pourquoi pas la fête nationale française et la fête de l’Europe ? Une Europe chrétienne… je rêve.

Cette question est l’occasion de rappeler que la fête nationale a été le jour de l’Assomption depuis le vœu de Louis XIII jusqu’à la Révolution. C’est d’ailleurs pour cela que nous prions pour la France à toutes les prières universelles de toutes les messes de jour-là, partout en France. La fête de l’Union européenne est le 9 mai, lendemain de la commémoration de la fin de la Deuxième guerre mondiale. Le projet de l’Union européenne étant porté le plus souvent par des catholiques très engagés et soutenu dès le départ par l’Eglise, il parait normal qu’un catholique se réjouisse le jour de cette fête, et célèbre son drapeau aux douze étoiles de la Femme de l’Apocalypse, sur fond bleu marial.

Pour ce qui est de la France et de façon plus générale, les chrétiens s’insèrent dans la vie de la cité et partagent les joies et les peines de leurs concitoyens. C’était vrai dans la Lettre à Diognète au Ier-IIe siècle, dans l’Apologie du christianisme de Tertullien au IIIe siècle, c’est encore vrai dans la récente exhortation apostolique d’appel à la sainteté Gaudete et exhultate (2018). Donc, exprimer sa solidarité nationale ce jour-là est possible pour un chrétien. Rien ne l’y oblige mais c’est possible. La plupart des paroisses prient d’ailleurs pour la France aux messes de ce jour-là.

Cela va de pair avec la mémoire des très nombreux martyrs de la Révolution. La mémoire des Carmélites de Compiègne étant le 17 juillet, donc à une date proche du 14, c’est une très bonne occasion de prier pour notre pays, sa réconciliation et d’implorer le pardon divin pour ses crimes.

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