Faut-il supporter un curé progressiste?

Bravo de répondre à la demande d’autorisation du curé pour fonder une équipe de prières du Renouveau… Mais, comment pouvoir être d’Eglise quand le prêtre plutôt progressiste n’apprécie pas que nous soyons encore pratiquants depuis des années, que mon époux n’est jamais été demandé pour les lectures, que mes enfants ont eu le tort d’organiser des voyages pour les JMJ; quand depuis 1974, on n’a jamais vu un seul prêtre venir à une réunion AFC… ?

Cette question est sans doute une réaction à notre article https://www.reponses-catholiques.fr/faut-il-laccord-dun-pretre-pour-lancer-un-groupe-de-priere/. Nous ne pouvons bien sûr pas rentrer dans des histoires particulières et répondrons de façon générale, et pas forcément dans l’ordre :

  • « Depuis 1974, on n’a jamais vu un seul prêtre venir à une réunion AFC »

Les AFC ont certainement un aumônier national, et peut-être bien des aumôniers locaux. Il convient de prévenir l’aumônier national pour alerter sur le besoin d’accompagnement spirituel. Mais les mouvements de laïcs n’exigent pas forcément la participation d’un prêtre à leurs réunions et les accompagnateurs spirituels, et même les aumôniers, ne sont plus forcément des prêtres depuis longtemps

  • « Mes enfants ont eu le tort d’organiser des voyages pour les JMJ »

Il y a des gens, y compris parmi les catholiques pratiquants et peut-être parmi les prêtres, qui n’aiment pas les JMJ. Et alors ? L’avantage pour ceux qui sont heureux d’aller aux JMJ, c’est qu’ils ne risquent pas de les y croiser. Et l’évêque du diocèse, ou au minimum certains prêtres accompagnateurs, devaient être bien contents que des jeunes s’investissent pour organiser le voyage.

En outre, que veut dire « avoir eu le tort d’organiser les JMJ ? » Sans savoir quelles ont été les conséquences pour ces jeunes, il est difficile de répondre plus loin. Mais ils doivent bien savoir que, dès qu’on fait quelque chose, en Eglise comme ailleurs, on suscite critiques et jalousies. La caravane doit passer quand même.

  • « Mon époux n’est jamais été demandé pour les lectures »

Comme tout ministère, même extraordinaire, le lectorat est un appel, pas un dû. Il y a sûrement d’autres paroissiens qui savent lire. Et puis, pourquoi l’époux et non l’épouse ?

  • « Comment pouvoir être d’Eglise quand le prêtre plutôt progressiste n’apprécie pas que nous soyons encore pratiquants depuis des années ? »

Comme tout le monde depuis les premiers temps de l’Eglise : dans la foi, l’espérance et la charité, en prenant acte qu’il y a des sensibilités différentes, et parfois violemment antagonistes et que c’est comme ça que les schismes et les hérésies commencent : quand les membres des communautés ne s’acceptent pas.

Que veut dire « le prêtre n’apprécie pas que nous soyons pratiquants depuis des années ? » Il interdit l’accès aux sacrements ?

Des fidèles qui n’apprécient pas du tout un prêtre peuvent toujours, s’ils en ont la possibilité, aller dans une autre paroisse ou participer aux propositions d’une communauté religieuse. Ce n’est pas la meilleure façon de manifester la communauté paroissiale mais si cela peut être une aide spirituelle, c’est une piste.

Dans les lieux où les prêtres sont rares, y compris maintenant dans des villes assez grandes, il faut faire avec le curé local, progressiste ou pas, en rendant grâce à Dieu d’avoir toujours un prêtre… En priant de ne pas se retrouver sans prêtre du tout une fois que le prêtre progressiste ne sera plus là. Et en priant pour lui.

Enfin, les hommes célibataires à qui les prêtres ne conviennent pas ont toujours la possibilité d’entrer au séminaire. Et les jeunes filles ou femmes encore jeunes dans la vie consacrées, cela a toujours une fécondité pour susciter des communautés vivantes et priantes, et cela fait aussi réfléchir les garçons.

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