Des funérailles chrétiennes pour un non baptisé?

Il arrive que lorsque l’on doit célébrer des obsèques demandées par une famille, il y ait un doute sur le fait que le défunt ait été baptisé, sans que l’on ait le temps ou la possibilité de vérifier. Que faire dans ce cas ?

C’est malheureusement de plus en plus fréquent. Certaines personnes ne savent pas si elles ont été baptisées bébé ou petit enfant. Et la déchristianisation étant telle, même si leurs parents et/ou frères et sœurs sont encore en vie, ils ne se souviennent parfois même pas si le Sacrement a eu lieu. Du coup, impossible de dire dans quelle paroisse demander éventuellement le certificat de baptême pour vérifier.

Il n’empêche, que, normalement, seule une personne baptisée catholique peut recevoir des funérailles chrétiennes dans une église catholique (mettons de côté le cas des chrétiens d’autres confessions). S’il y a doute sur son baptême, il convient d’insister pour demander le certificat de baptême. Comme souvent le temps manque, ainsi que la question le rappelle, certains responsables de la pastorale des funérailles pourront parfois accepter une autre preuve : photo de famille, cadeau de baptême, témoignage etc.

Si c’est vraiment impossible à obtenir, il n’y a pas de réponse toute faite et cela va être en grande partie au discernement du curé ou de l’équipe de pastorale des funérailles. Qui demande les obsèques chrétiennes et pourquoi ? Est-ce que ce sont des membres de la famille chrétiens, engagés dans l’Eglise, en recherche ? Est-ce qu’il y a des chances raisonnables que le baptême ait eu lieu ? Peut-être que le célébrant pourra alors organiser les funérailles chrétiennes.

Certains prêtres, lorsque la probabilité est plus grande pour que le défunt ne soit pas baptisé – et même si c’est une certitude mais qu’il y a une attente spirituelle forte de la famille – acceptent parfois d’organiser des funérailles non chrétiennes mais pouvant être une occasion d’évangélisation : par exemple, sans cierge pascal, symbole de résurrection, mais avec des lectures, bibliques ou non, évoquant la miséricorde divine, des prières adaptées, des chants etc.

L’idée est alors de faire au mieux pour rejoindre l’assemblée dans son deuil et de l’ouvrir à l’espérance chrétienne, soit qu’en elle soit très loin, soit qu’elle l’ait complètement enfouie.

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