Correspondance avec une femme

Après dix années de mariage religieux au sein duquel un fils magnifique est né, je viens de divorcer civilement, répondant au souhait de mon ex-épouse pour qui la vie de couple s’avérait trop difficile. J’ai donc accédé à sa demande en le signifiant par écrit au tribunal civil, non sans avoir préalablement tenté nombre d’alternatives avant d’arriver à cette triste fin. Encore en instance de divorce, certain de la décision mûrement réfléchie de ma femme, j’ai entretenu une correspondance avec une autre femme avec qui des liens affectifs s’étaient créés. Ces échanges sont aujourd’hui terminés. Je m’interroge aujourd’hui de savoir si je peux ou non communier. Le fait d’avoir répondu positivement à la demande de mon ex-femme me l’interdit-il ? Le fait d’avoir en partie fait cela en pensant à une autre femme me l’interdit-il ? J’entends aujourd’hui sincèrement être célibataire, renoncer à toute vie conjugale et à me consacrer à la place aux autres.

Nous pensons que cette question mélange deux aspects.

1° Entretenir une correspondance affective avec une femme alors qu’on est marié religieusement

Pour ces questions relatives à la possibilité de communier ou non, seul un prêtre ayant un entretien avec la personne est compétent, puisqu’il pourra à la fois apprécier la situation au regard du droit canon, mais aussi de la situation spirituelle du fidèle.

Il nous semble cependant que, pour qu’il y ait péché grave empêchant de communier, il faut tout de même que l’adultère soit consommé. Avoir une relation ambigüe avec une femme, même épistolaire, peut être peccamineux (relever du péché) mais pas considéré comme un adultère. Le mieux est de se confesser et de mettre fin à l’ambigüité de cette correspondance… Ce qui revient à avoir un entretien sérieux avec un prêtre.

2° Ce qui nous semble plus grave, en revanche, c’est la considération d’être en instance de divorce ou non, à la demande de l’ex-femme ou non. Car peu importe. Que le divorce civil soit prononcé ou non, à la demande de l’épouse ou non, il n’en reste pas moins que le mariage sacramentel chrétien est indissoluble et qu’avoir des relations sexuelles avec une autre femme est un adultère. Donc une relation ambigüe avec une autre femme est à éviter de toute façon, du moins tant que le mariage religieux n’est pas dissout ou déclaré nul… Ce qui suppose de faire la démarche pour cela auprès du tribunal ecclésiastique du diocèse du couple.

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