Confession rare

A propos de la confession avant la communion, avec la raréfaction des prêtres nous avons de plus en plus de difficulté à nous confesser, hélas cela deviendra de plus en plus difficile dans des pays comme le nôtre, comment faire? Dans les pays de mission ou le prêtre ne passe qu’une seule fois dans l’année comment font les fidèles?

Il est vrai que la diminution du nombre de prêtres limite mathématiquement les possibilités de se confesser, ou implique de longues attentes pour le faire. Ceci dit, le problème n’est pas insurmontable. Comme nous l’avons indiqué, l’Eglise commande de se confesser une fois par an. Il est difficile de croire que, en une année, un catholique ne trouve pas en France l’occasion de se confesser et il est fort à parier qu’il aura d’autres occasions : la plupart des paroisses proposent des plages de confession élargies avant les fêtes solennisées, par exemple.

D’autre part, les lieux de pèlerinage et de retraite, les grands sanctuaires proposent de nombreuses possibilités de confession. Plus un chrétien est actif dans sa vie spirituelle, c’est-à-dire qu’il participe à un pèlerinage ou fait une retraite une fois par an, participe à un mouvement d’Eglise etc, plus il aura d’occasions de se confesser. Un participant à une équipe Notre Dame, par exemple, voit un prêtre accompagnateur une fois par mois. Il peut donc se confesser régulièrement.

L’accès à la confession peut être plus difficile pour des personnes âgées et malades. D’où l’importance que les plus valides s’engagent à les visiter, à leur proposer un covoiturage, à leur porter la communion et ainsi les signaler à un prêtre, à être bénévole comme hospitalier pour amener ces personnes à Lourdes etc.

La confession est donc finalement autant de la responsabilité du fidèle que du prêtre. Raréfaction des prêtres ou non, plus les chrétiens laïcs s’engagent dans une vie de foi et d’Eglise fécondes, moins ce problème existera.

Quant aux catholiques visités une fois dans l’année dans les pays de mission, ils peuvent donc se confesser une fois l’an. La foi vivace de plusieurs d’entre eux montre en outre que, cependant, ils s’organisent pour se rendre en ville, participer à des rassemblements malgré les difficultés, vont en pèlerinage etc. Leurs communautés savent être bien vivantes et leur vie sacramentelle bien moins tiède que celles de pays de vieille chrétienté.

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