Communier en état de péché mortel ou véniel

Un péché véniel ou mortel non confessé entraîne-t-il, de facto, une communion sacrilège ? Quelles en sont les conséquences après la mort ?

 1° Commençons par le cas le plus problématique, celui du péché mortel. De fait, la personne en état de péché mortel n’est pas en état de communier et ne doit effectivement pas le faire. Elle peut cependant, sans faute de sa part, se confesser dans un temps raisonnable après avoir communié, si elle n’a pas pu le faire avant pour des raisons sérieuses (maladie, absence de prêtre disponible, persécution etc.) Le temps raisonnable est de l’ordre de la semaine. Et, de toute façon, elle ne peut que tirer des bénéfices spirituels si elle se confesse plus tard pour ses péchés graves, dont celui de cette communion illicite.

Pour ce qui est de sa situation une fois décédée, par définition, un péché est qualifié de « mortel » parce qu’il entraine un fort risque de « seconde mort », comme dit l’Apocalypse, de damnation. C’est après la mort qu’il peut être mortel ! Donc mourir en état de péché mortel sans s’être repenti peut clairement entrainer la damnation. Néanmoins, personne ne peut spéculer sur ce qui s’est passé dans le for interne du défunt jusqu’à son dernier souffle et s’il s’est repenti avant de mourir, même de façon partielle et floue, ou non. Et personne ne peut quantifier jusqu’où ira la Miséricorde de Dieu.

2° Dans le deuxième cas, la récitation du Je confesse à Dieu au moment du Kyrie absout les péchés véniels. Le fidèle peut donc communier de façon tout à fait licite, même s’il ne s’est pas confessé dans la semaine. Cela n’empêche pas de se confesser fréquemment, au moins une fois par mois, ou au minimum pour les solennités. Le pénitent en tirera un grand profit dans sa vie spirituelle et progressera sur son chemin de sainteté.