Comment témoigner de ce qui se passe après la mort?

Comment répondre efficacement à ceux qui prétendent qu’on ne sait pas avec exactitude ce qui se passe après la mort ?

Ils n’ont pas tout à fait tort sur un point : on n’en sait pas grand-chose et l’Eglise invite à ne pas trop spéculer sur les détails, plutôt que de dire n’importe quoi. Ce qu’on sait, c’est que nous ressusciterons corps et âme et que la justice divine s’exercera : ceux qui se sont volontairement et définitivement coupés de Dieu verront cet état fixé pour l’éternité. Ceux qui ont cru verront Dieu face à face, éventuellement après une phase de purification s’ils ne sont pas encore prêts.

Que nous ressuscitions, deux arguments permettent de l’affirmer :

  • L’Ecriture le dit, dès l’Ancien Testament : le Livre de Daniel et le Deuxième livre des Maccabées attestent au IIe siècle avant Jésus-Christ de la résurrection des corps et d’une rétribution après la mort – punition pour les méchants et vie éternelle pour les justes. Jésus témoigne à plusieurs reprises de sa foi en la résurrection et en un jugement dernier, par exemple en Marc 12, 18-27 dans sa controverse avec les Sadducéens qui n’y croyaient pas, ou en Mathieu 25 sur le jugement dernier. Donc, croire en Jésus, c’est croire en la résurrection puisque lui-même y croit
  • Ensuite, ce que la Bible annonçait est devenu une réalité avec le Christ. Il est ressuscité, les témoins l’ont vu et lui ont parlé.

Par conséquent, on sait au moins qu’on ressuscite après la mort et qu’il y a un jugement. Bien sûr, quelqu’un pourra dire que ces arguments ne prouvent rien. Mais alors, cela veut dire que cette personne remet en cause la Parole de Dieu dans la Bible, les paroles du Christ lui-même et le témoignage des disciples. On glisse sur une autre question : il ne s’agit pas de savoir ce que l’on sait de la vie après la mort mais de savoir si Jésus est bien le Christ ou non. C’est une toute autre question. Le philosophe Blaise Pascal y répond par les prophéties et les miracles, c’est-à-dire que l’Ancien Testament annonce le Christ et le Nouveau illustre son action qui sauve. C’est exactement ce qui se passe pour la Résurrection : Daniel et 2 Maccabées l’annoncent, les Evangiles la montrent.

Si ce sont les prophéties et les miracles, c’est-à-dire la Bible, qui sont les meilleurs arguments pour croire au Christ, quelqu’un pourra toujours objecter, encore une fois, que cela ne prouve rien. Mais alors la Bible n’est pas la Parole de Dieu et quand Dieu y parle, Il ment. Du coup, quand Dieu annonce qu’Il rétablira la justice et qu’Il sauvera son serviteur, Il ment. Qu’est-ce qu’un Dieu qui n’est pas juste, n’est pas bon et qui ne peut sauver ses fidèles ? Ce n’est pas Dieu. Qu’est-ce qu’un Dieu qui est arrêté par la mort ? C’est un dieu qui trouve plus puissant que lui, la mort. Donc Il n’est pas tout-puissant et ce n’est pas Dieu.

L’argument existe déjà chez les rabbins au début du christianisme : si Dieu ne peut surmonter la mort en recréant la vie du croyant, cela pose une limite à sa puissance et ce ne peut être le vrai Dieu. Donc Il a forcément la capacité de ressusciter les morts.

Ou alors, c’est qu’Il n’existe pas. On n’est plus, à ce moment-là, sur la question de l’au-delà mais sur celle de l’existence de Dieu. Nous renvoyons nos lecteurs à tous nos articles sur ce sujet. Bref, ne pas croire à la résurrection, c’est être, dans le fond, athée.